La Lettre 8 mai 2026

Partager

Le Parlement européen a déclaré qu’une pétition appelant à la reconnaissance de l’apartheid de genre en Afghanistan et à la désignation des talibans comme organisation terroriste a été renvoyée à sa commission des pétitions.

Dans une lettre adressée à Baktash Siawash, le Parlement a déclaré que la commission examinerait l’affaire et rendrait sa décision par écrit.

La lettre indiquait qu’en raison du nombre élevé de soumissions, le processus peut prendre du temps.

Selon le document, la pétition est intitulée «Reconnaissance de l’apartheid de genre en Afghanistan et désignation des Taliban».

Le Parlement européen a ajouté que les pétitions enregistrées deviennent des documents publics, sous réserve de la réglementation sur la protection des données personnelles.


L’équipe nationale de football féminin d’Afghanistan sera le symbole de la résilience et de la résistance pour la liberté et l’égalité des genres en Afghanistan ! La Fédération Internationale de Football et la Confédération de Football d’Asie ont reconnu l’équipe de football féminin afghane en exil comme représentante officielle de notre pays sur les terrains et dans les compétitions internationales.

La FIFA a qualifié cette mesure exceptionnelle d’étape pour soutenir et défendre les droits et libertés des femmes en Afghanistan sous la domination des talibans, et a déclaré que, désormais, les membres de cette équipe représenteront les femmes afghanes dans les jeux régionaux, continentaux et internationaux.

Le Front de la Liberté d’Afghanistan accueille avec joie cette grande avancée dans le domaine du sport féminin et la présence puissante de ces femmes sur les scènes sportives mondiales, et en profite pour féliciter et adresser ses vœux aux entraîneurs et joueuses de l’équipe nationale de football féminin, ainsi qu’à tous les combattants de la liberté, femmes et hommes engagés et conscients de notre terre.

Toutes les infos de terrain :


Reportage photo de Sandra Calligaro

Dans la galaxie des étrangers qui parlent d’Afghanistan, Sandra Calligaro est une voix particulièrement précieuse. Grâce aux longues années qu’elle a passées sur place, partageant le quotidien de femmes et d’hommes parfois devenus des proches, documentant patiemment des vies ballottées par les guerres, les attentats, les changements de régime, les catastrophes naturelles, émaillées pour autant de rires, de beautés et de rêves. Mais aussi et surtout par l’humanité et la pudeur avec lesquelles elle restitue ces chemins de vie, cherchant la justesse plutôt que le scoop, s’effaçant volontiers, toujours discrète, observatrice, au service de son art et des gens qui lui ont ouvert leur porte et leur cœur. Car plus qu’une journaliste qui a tourné les images de grands films sur l’Afghanistan et illustré tant d’articles de presse, Sandra Calligaro est une artiste dont le travail témoigne d’une passion sincère, au long cours.

Ces lettres d’Afghanes qu’elle a récoltées sont autant de documents nécessaires, qui lèvent le voile sur la vie des femmes sous la théocratie misogyne des talibans. Dans ce pays trop oublié en Occident, le seul au monde où les jeunes filles sont privées d’éducation et pour lequel l’ONU a forgé le concept d’« apartheid de genre », chaque sonne comme une résistance. Fidèle à son approche depuis deux décennies, Sandra Calligaro a laissé défiler ces mots sans les tronquer, sans les expliquer, sans se les approprier. À nouveau, la photographe se tient aux côtés des Afghanes, les laissant – c’est aujourd’hui un luxe – s’exprimer pleinement.

Margaux Benn

Si vous souhaitez soutenir ces femmes privées de liberté en Afghanistan, vous pouvez vous rapprocher des associations Nayestane et Femaid, qui travaillent ensemble pour l’éducation des jeunes filles : Helloasso.com/associations/nayestane/formulaires/11


L’Assemblée nationale française accueille les 7 et 8 mai une conférence intitulée Afghanistan 2026 : Humanitaire d’urgence et solution politique, réunissant parlementaires français, le rapporteur spécial de l’ONU Richard Bennett et d’anciens responsables afghans. Les participants y ont notamment proposé la création d’un groupe de travail parlementaire sur l’Afghanistan et appelé à la poursuite des visas humanitaires pour les femmes, militants et journalistes afghans.

Ce type de rencontre a le mérite de maintenir la question afghane à l’agenda diplomatique occidental, dans un contexte où cinq ans d’isolement international ont aggravé une crise humanitaire touchant plus de 23 millions de personnes. Il ne saurait toutefois prétendre apporter une solution à une crise dont l’ampleur — verrouillage politique total, institutionnalisation de l’apartheid de genre, effondrement économique — dépasse largement le cadre d’une réunion parlementaire.


État des lieux : L'Afghanistan sous les talibans, anatomie d'une confiscation totale
L'accaparement des terres par les talibans en Afghanistan (2021–2025)
NAYESTANE  : Notre mois d'avril 💚
Une fille contre du pain
L'exercice du droit sous l'émirat : les avocats de la défense afghans se battent pour u...
Signature d'un protocole d'entente entre l'Université en ligne Roshan Afghanistan – Université RAO et la Begum Academy pour soutenir l'éducation gratuite des femmes afghanes
L'Afghanistan abandonne ses richesses minières – et son avenir.
Survivre sous le régime des talibans: Témoignages de femmes afghanes (III)
LETTRE OUVERTE POUR L’AFGHANISTAN
Des attaques extrémistes font des dizaines de morts parmi les chrétiens en Afghanistan
TRIBUNE – Talibans et Union européenne : Le risque d’une diplomatie sans principes
« L’Afghanistan d’aujourd’hui n’est plus celui de votre père » : L’Occident détourne-t-il le regard d’Al-Qaïda ?

Retrouvez-nous sur Twitter : @AfghanLetter

ou sur Facebook : https://www.facebook.com/LaLettreAfghane

ou sur notre page Linkedin https://www.linkedin.com/in/lalettre/

Partager