Enlevées, puis mariées : ce que le droit taliban rend possible

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Les talibans détiennent 22 femmes à Herat – 8 septembre 2026 /

les forces talibanes ont arrêté plusieurs femmes dans la région de Jebrail d’Hérat et près de l’entrée du parc industriel d’Hérat. Au moins 12 femmes ont été détenues à Jebrail, tandis qu’au moins 10 autres ont été détenues près du parc industriel. Les familles des femmes n’ont pas reçu d’informations sur leur localisation ou les raisons de leur détention. Les talibans n’ont pas commenté les détentions.

Dossier · Droits des femmes
Enlevées, puis mariées : ce que le droit taliban rend possible
Du Panjshir à Hérat, une même séquence : un homme armé veut une fille, la famille refuse, la fille disparaît. Et un tribunal qui transforme le rapt en mariage.

En mai 2026, le Secrétaire général des Nations unies a transmis au Conseil de sécurité un rapport qui attribue à des responsables taliban vingt et un cas de violences sexuelles commis en 2025, mariages forcés compris. Quelques jours plus tôt, le ministère de la Justice de Kaboul publiait un code qui fait du silence d’une fille pubère un consentement au mariage. Entre ces deux textes, il y a des familles de Hérat, de Bamiyan, du Panjshir et du Nouristan qui racontent toutes la même chose.

Vingt et un cas, et ce qu’ils ne disent pas

Le rapport annuel du Secrétaire général des Nations unies sur les violences sexuelles liées aux conflits, soumis en avril 2026 et rendu public en mai, consacre une section à l’Afghanistan. La Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan y a vérifié vingt et un cas concernant quinze femmes et six filles : viols, viols collectifs, mariages forcés, nudité forcée. Ces faits sont attribués à des responsables de fait, y compris à des membres des forces de sécurité. Le rapport relève une forte augmentation par rapport à 2024 et une brutalité extrême.

Un passage mérite d’être isolé, parce qu’il ruine la ligne de défense habituelle du régime. Les taliban ont interdit le mariage forcé par décret en décembre 2021. Le texte signé par Haibatullah Akhundzada affirmait que les hommes et les femmes sont égaux et que nul ne peut contraindre une femme au mariage. Le Secrétaire général constate que des responsables taliban participent eux-mêmes à la conclusion de tels mariages. L’interdiction n’est pas contournée par quelques individus en marge : elle est vidée par ceux qui sont censés l’appliquer.

Le même rapport indique que des femmes arrêtées lors de manifestations ont été détenues arbitrairement, torturées et soumises à des violences sexuelles.

Vingt et un cas vérifiés dans un pays de quarante millions d’habitants : ce chiffre ne mesure pas l’ampleur du phénomène, il mesure ce qui reste de capacité à le documenter. Le rapport précise qu’en juillet 2025, plus de quatre cents établissements de santé avaient fermé, ainsi que des centaines de points de service destinés aux survivantes de violences de genre et soutenus par les Nations unies, faute de financement. Les femmes afghanes, y compris les employées de l’ONU, restent interdites d’accès aux bureaux de l’organisation. Ce qui disparaît en premier, ce sont les lieux où une femme pouvait encore raconter ce qui lui était arrivé.

Le rapt, puis le tribunal

La séquence a été décrite dès 2022 par la journaliste Ramita Navai, qui a filmé plusieurs mois en Afghanistan pour le magazine Frontline. Un combattant ou un commandant repère une jeune fille, ou entend parler d’elle. Il commence par la voie officielle et demande sa main. Quand la famille refuse, il revient avec des renforts, parfois avec un religieux qui célèbre le mariage sur place. La fille est emmenée et la famille perd tout accès à elle. Navai précise que ce schéma ne concernait pas seulement des combattants de rang subalterne.

Ce qui a changé depuis, c’est que le droit a rattrapé la pratique. En mai 2026, le ministère de la Justice a publié le décret numéro 18 sur la séparation judiciaire des époux. Amnesty International a relevé qu’il interprète le silence d’une fille après la puberté comme un accord au mariage, qu’il accorde aux pères et aux grands-pères une autorité étendue pour arranger l’union de mineurs, et qu’il reconnaît dans certaines conditions la validité des mariages arrangés par des parents plus éloignés. L’organisation conclut que le texte élimine la notion même de consentement et laisse aux femmes des voies de recours minimales. Rukhshana Media ajoute qu’une fille affirmant après coup avoir été mariée contre son gré ne pourra pas divorcer si son mari s’y oppose.

Les Nations unies ont exprimé leur grave préoccupation. Le gouvernement taliban a rejeté ces critiques, affirmant que le décret suit la loi islamique et que le mariage forcé des filles est déjà interdit dans le pays.

Le résultat est un dispositif complet. Un homme armé enlève une fille. Le tribunal, saisi ensuite, ne juge pas l’enlèvement : il constate un mariage. En janvier 2026, le quotidien Hasht-e Subh documentait ce mécanisme à Bamiyan, où une famille affirme que sa fille enlevée a été mariée à son ravisseur par décision de justice. Le journal relève que les taliban clôturent régulièrement les affaires d’agression sexuelle au bénéfice de l’accusé, en imposant le mariage à la victime.

Briser la résistance d’une famille et s’approprier le destin d’une fille est présenté comme une démonstration de puissance envers la société adverse.

Ahmad Javid Gulbahari, pseudonyme d’un enseignant de l’université Al-Birouni, cité par l’agence Bazgasht

Hérat, ou la disparition administrative

Hérat offre la version bureaucratique du même résultat. Le 6 juin 2026, des agents masculins du ministère de la Propagation de la vertu et de la Prévention du vice ont lancé une opération de grande ampleur dans la ville. Des témoins ont vu des agents munis de bâtons interpeller des femmes au centre commercial Almas Sharq et dans le quartier de Qasr. Plus de vingt femmes ont été arrêtées dans un seul secteur. L’opération a démarré dans le quartier de Lilami avant de s’étendre.

Le Centre for Information Resilience, qui a reconstitué la séquence en sources ouvertes, note que la communication taliban a évolué en quelques jours : d’abord le démenti des arrestations, puis leur reconnaissance partielle, enfin la confirmation par le gouverneur provincial qu’une campagne d’application du hijab était en cours.

Le 9 juin, les habitants du quartier de Jebrael ont manifesté. Les forces taliban ont tiré pour disperser la foule : au moins deux adolescents ont été tués, plus de vingt personnes blessées, plusieurs manifestants arrêtés.

La campagne ne s’est pas arrêtée. Des arrestations ont été signalées le 10 juillet, puis les 29, 30 et 31 juillet, sur la route des 64 mètres, à Pol-e Rangina et dans plusieurs centres commerciaux. Amu TV rapporte que deux jeunes femmes ont été embarquées sur la route de Lilami dans un minibus vers un lieu non divulgué, en criant à l’aide. Début août, au moins trois femmes ont été arrêtées à Bakrabad alors qu’elles portaient ce que les taliban considèrent comme le hijab complet, et deux femmes en burqa ont été suivies la veille au seul motif qu’elles portaient du maquillage. Des sources locales décrivent une nouvelle phase : le critère n’est plus le vêtement, c’est la visibilité.

Le lien avec l’enlèvement n’est pas théorique. Il tient à un point précis : la famille perd la trace. Rukhshana Media a raconté le cas de Fawzia, vingt-sept ans, disparue à Kaboul fin mai 2026 après être sortie de chez elle faire du sport. Son téléphone a fini par être éteint. Son père a ensuite reçu un appel de la police lui apprenant que sa fille avait été arrêtée pour hijab non conforme. La MANUA a exhorté les taliban à ne pas détenir les personnes au secret et à informer les familles du lieu de détention. En juin, en renouvelant le mandat de la mission, des membres du Conseil de sécurité ont condamné les arrestations de Hérat et l’usage de la force létale contre les manifestants.

Une femme emmenée par des hommes en uniforme vers un lieu que personne ne lui indique se trouve exactement dans la situation d’une fille enlevée par un commandant. La différence est administrative.

Panjshir et Nouristan : deux récits, une seule source

L’agence Bazgasht a publié début septembre un reportage rassemblant plusieurs cas d’enlèvements de filles attribués à des membres et des commandants taliban. Ces informations n’ont pas été confirmées de source indépendante, et nous les présentons comme telles.

Selon des sources locales citées par l’agence, Qari Sajid, chef des services de renseignement taliban du district d’Abshar au Panjshir, aurait enlevé le 7 septembre une fille de moins de quatorze ans avec l’aide de deux hommes armés, sous la menace des armes. Les mêmes sources évoquent l’administration d’un produit à la victime et affirment que le commandant de la sécurité et le chef de district ont participé directement à l’opération. Plusieurs jours après, les proches de la jeune fille n’avaient obtenu aucune information fiable sur son lieu de détention.

Dans le district de Waigal, au Nouristan, l’agence rapporte le cas d’une fille de treize ans enlevée en août par un commandant identifié comme Mohammad Shoaib Islamyar, ancien chef du renseignement taliban du district de Wama, après le refus d’une demande en mariage. Selon les sources citées, elle a été relâchée une semaine plus tard dans un état physique très dégradé, portant des brûlures de cigarette sur les mains et ayant perdu l’usage de la parole.

Ces deux récits ne sont pas invérifiables par nature : ils sont invérifiés. Dans des provinces où l’accès des journalistes est verrouillé, où les communications sont surveillées et où les familles savent ce qu’elles risquent en parlant, l’absence de reprise par d’autres médias ne vaut pas démenti. Elle impose seulement de ne pas les faire porter plus que ce qu’ils pèsent.

La question ethnique, posée correctement

La thèse défendue par plusieurs analystes afghans est que ces enlèvements dans le nord ne relèvent pas de la délinquance individuelle mais d’une logique de domination ethnique, et qu’ils reproduisent le comportement des taliban lors de leur première période au pouvoir. Cette thèse mérite d’être examinée sérieusement, ce qui suppose de séparer ce qui est établi de ce qui reste hypothétique.

Ce qui est établi, c’est le précédent des années 1990, documenté par Human Rights Watch, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les violences faites aux femmes et le Département d’État américain. Il fait l’objet d’un encadré séparé.

Ce qui est établi aussi, c’est la discrimination structurelle actuelle. Amnesty International relève que des familles hazaras ont été expulsées de force du village de Rashak, dans le district de Panjab à Bamiyan, après qu’un tribunal taliban a tranché un litige foncier en faveur de communautés nomades pachtounes. L’organisation documente au moins dix manifestants tués et plus de quarante blessés dans les districts d’Argo, Jurm et Khash au Badakhshan, et relève que les détenus appartenant à des minorités ethnoreligieuses, hazaras et chiites en particulier, subissent des mauvais traitements supplémentaires.

Au Panjshir, Amnesty a qualifié la campagne taliban de punition collective constitutive de crime de guerre, avec jusqu’à deux cents civils arrêtés en une seule fois dans les districts de Dara, Abshar et Khenj entre mai et août 2022. Le Conseil mondial des Panjshiris a recensé environ trois cents maisons saisies dans la province et attribuées à des familles de combattants, dont dix dans le district d’Abshar, et deux cent quatre-vingt-trois habitants tués depuis août 2021. En juillet 2026, sept habitants d’Anaba sans lien connu avec un groupe armé ont été arrêtés et détenus à la prison de Dashtak.

Enfin, il existe un effet d’anticipation mesurable. Une directrice d’école du Panjshir, interrogée dans le cadre des travaux de documentation sur l’Afghanistan, décrit comment de nombreuses familles ont marié leurs filles précisément pour éviter qu’elles ne soient mariées de force à un membre des taliban. Radio Free Europe avait relevé le même comportement dès 2022 dans plusieurs provinces. Quand une population marie ses filles plus tôt pour les soustraire à ceux qui gouvernent, la menace n’a pas besoin d’être statistiquement majoritaire pour être réelle.

Ce qui n’est pas établi, en revanche, c’est une répartition ethnique des victimes. Le mariage précoce et forcé touche tout le pays et il est massivement porté par la pauvreté et par la fermeture des écoles. L’enquête MICS de l’UNICEF pour 2022 et 2023 indique que 28,7 pour cent des filles afghanes de moins de dix-huit ans étaient mariées, et 9,6 pour cent de celles de moins de quinze ans. ONU Femmes associe l’interdiction de scolariser les filles au delà du primaire à une hausse de vingt-cinq pour cent du mariage d’enfants, plaçant 37,5 pour cent des filles afghanes en risque entre 2021 et 2026. Affirmer que les enlèvements commis par des cadres taliban visent spécifiquement les familles non pachtounes du nord suppose une comparaison provinciale que personne n’est aujourd’hui en mesure de produire. C’est une hypothèse à instruire, pas une conclusion à publier.

Ce que la justice internationale a déjà tranché

Le 8 juillet 2025, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre Haibatullah Akhundzada, chef suprême des taliban, et Abdul Hakim Haqqani, président de leur Cour suprême. Le chef retenu est le crime contre l’humanité de persécution, au titre de l’article 7 paragraphe 1 alinéa h du Statut de Rome, pour des motifs de genre et pour des motifs politiques visant les personnes perçues comme alliées des femmes et des filles.

La formulation de la Chambre est importante pour notre sujet. Elle retient l’existence d’une politique gouvernementale ayant entraîné des violations graves des droits fondamentaux de la population civile, en lien avec des meurtres, des emprisonnements, des actes de torture, des viols et des disparitions forcées, commis depuis le 15 août 2021. La Cour ajoute que la persécution fondée sur le genre recouvre non seulement les actes de violence directe, mais aussi les formes systémiques et institutionnalisées du dommage, y compris l’imposition de normes sociales discriminatoires.

Autrement dit, le décret numéro 18 et l’enlèvement d’une fille de treize ans par un commandant de district ne sont pas deux sujets. Ce sont deux moments du même dispositif, et la Cour a désigné le second comme la conséquence prévisible du premier.

Les taliban ne reconnaissent pas l’autorité de la Cour, et ni Akhundzada ni Haqqani ne voyagent hors d’Afghanistan. L’exécution des mandats reste improbable à court terme. Elle n’est pas le seul enjeu. Un mandat d’arrêt fixe une qualification, et cette qualification change ce que les États peuvent encore se permettre de négocier.

Il reste le problème de fond. Une politique se documente par des cas, et les cas se documentent par des femmes qui parlent à quelqu’un. Or les structures qui recueillaient ces témoignages ont fermé, les journalistes afghanes travaillent sous pseudonyme depuis l’exil, et les provinces où les enlèvements sont signalés sont précisément celles où l’information circule le moins. Vingt et un cas vérifiés en une année, dans ces conditions, ne sont pas un bilan. C’est un affleurement.

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Le texte

Décret numéro 18 : fabriquer le consentement

Publié en mai 2026 par le ministère de la Justice, le décret numéro 18 porte sur la séparation judiciaire des époux. Avant lui, aucun texte codifié ne régissait la matière : les litiges matrimoniaux étaient tranchés par un mélange de décrets religieux, d’interprétations de l’école hanafite et de pratiques discrétionnaires laissées aux juges taliban.

Selon l’analyse d’Amnesty International, le code introduit trois dispositions décisives. Le silence d’une fille après la puberté vaut consentement au mariage. Les pères et les grands-pères reçoivent une autorité étendue pour arranger l’union de mineurs. Les mariages arrangés par des parents plus éloignés sont reconnus valides sous certaines conditions. Amnesty conclut que le texte prive les femmes de toute autonomie, élimine la notion de consentement et ne laisse que des voies de recours minimales.

Rukhshana Media précise la conséquence pratique : une fille qui déclare après coup avoir été mariée contre sa volonté ne pourra pas obtenir le divorce si son mari s’y oppose. Un responsable de la Commission indépendante des droits de l’homme d’Afghanistan estime que le code légitime le mariage d’enfants et restreint le principe du libre consentement.

Les Nations unies ont exprimé leur grave préoccupation. Le gouvernement taliban a répondu que le décret suit la loi islamique et que le mariage forcé des filles est déjà interdit en Afghanistan.

Le précédent

1998-1999 : Mazar-e Charif et la plaine du Shomali

L’idée que les taliban reproduisent aujourd’hui un comportement déjà observé lors de leur première période au pouvoir n’est pas une intuition militante. Elle repose sur des sources contemporaines des faits.

Human Rights Watch, dans son rapport de 2001 intitulé Humanity Denied, rappelle que la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les violences faites aux femmes avait cité des informations faisant état de taliban enlevant des filles hazaras dans les villages pour les marier de force à des hommes de tribus pachtounes. L’organisation ajoute que ses propres enquêtes, en 1998, ont établi qu’à la prise de Mazar-e Charif les forces taliban avaient systématiquement ciblé les communautés hazara, tadjike et ouzbèke, y compris par des agressions sexuelles, et qu’un certain nombre de jeunes femmes enlevées dans plusieurs quartiers de la ville n’ont jamais été retrouvées.

Pour la plaine du Shomali, les témoignages recueillis après 2001 décrivent la disparition de plus de six cents femmes lors de l’offensive de 1999. Les victimes racontent avoir été mariées de force à des combattants taliban, pakistanais et arabes, qui les ont ensuite abandonnées. Le chef de la police de Kaboul de l’époque résumait la pratique en une phrase : ces filles ont été vendues, déshonorées, puis jetées.

Le rapport du Département d’État américain pour l’année 1999 mentionne, en les qualifiant d’informations non confirmées, des enlèvements de filles et de femmes dans les villages du Shomali pendant les combats d’août, et l’acheminement en camions de femmes de la zone vers le Pakistan et les États du Golfe.

Le cas

Bibi Sediqa, Badghis : vingt et un mois de prison pour un refus

C’est le dossier le mieux documenté du corpus, et il contient toutes les pièces du mécanisme : l’âge, la contrainte, le tribunal, la prison, l’appartenance communautaire.

Bibi Sediqa appartient à une famille turkmène pauvre de la province de Badghis. Selon Rukhshana Media, Mawlawi Khodainazar, commandant local influent, l’a contrainte à emménager chez lui alors qu’elle avait douze ans, pour éteindre une dette de son père. Elle a refusé de l’épouser. Elle a été arrêtée.

Un tribunal taliban lui avait d’abord donné raison. D’après l’Association révolutionnaire des femmes d’Afghanistan, Khodainazar a alors obtenu le transfert du dossier devant un juge plus favorable, à Badghis, qui l’a condamnée à cinq ans de prison. Emprisonnée à quatorze ans, elle en a dix-sept aujourd’hui et a passé environ vingt et un mois en détention. Elle y a été torturée à plusieurs reprises pour la faire céder et accepter le mariage.

L’homme qui avait pris sa défense a été tué par des tireurs liés au commandant. La mère de Bibi Sediqa a diffusé un appel vidéo pour réclamer la libération de sa fille : c’est ce qui a fait sortir l’affaire, en août 2026, dans la presse internationale. Khodainazar a soixante-dix ans.

Sources

Conseil de sécurité des Nations unies

Rapport annuel du Secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits, section Afghanistan

Soumis en avril 2026, publié en mai 2026 · 21 cas vérifiés par la MANUA

Cour pénale internationale

Mandats d’arrêt contre Haibatullah Akhundzada et Abdul Hakim Haqqani, Chambre préliminaire II

8 juillet 2025

icc-cpi.int

Amnesty International

Afghanistan: New code enabling child marriage compounds dismal situation for women’s and girls’ rights

Juin 2026 · analyse du décret numéro 18

amnesty.org

Amnesty International

Au Panjshir, les attaques des talibans s’apparentent à une sanction collective, qui constitue un crime de guerre

8 juin 2023

amnesty.org

Human Rights Watch

Afghanistan: Humanity Denied, Systematic Violations of Women’s Rights in Afghanistan

Octobre 2001 · Mazar-e Charif 1998, enlèvements de filles hazaras

hrw.org

Centre for Information Resilience · Afghan Witness

Hijab enforcement, protests, and arrests in Herat, Afghanistan

Juin 2026 · enquête en sources ouvertes

info-res.org

Rukhshana Media

Taliban ‘legitimising child marriage’ with new edict, activists warn · Young Afghan woman disappears in Kabul

Mai et juin 2026

rukhshana.com

Hasht-e Subh

Abducted Girl in Bamyan: Taliban Force Victim Into Marriage With Her Kidnapper

Janvier 2026

8am.media

Afghanistan International

Séquence des arrestations de femmes à Hérat, juin à août 2026

6 juin, 10 juillet, 31 juillet, 5 août 2026

afintl.com

RAWA · Rukhshana Media

From Forced Marriage to Prison: The Case of Bibi Sediqa

Juillet et août 2026

rawa.org

ONU Femmes · UNICEF

Enquête MICS 2022-2023 et Afghanistan Gender Country Profile

Données sur le mariage précoce et l’effet de la fermeture des écoles

Agence Bazgasht

Reportage sur les enlèvements de filles au Panjshir et au Nouristan

Septembre 2026 · informations non confirmées de source indépendante

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