La Lettre d’Afghanistan 25 septembre 2026 numéro 92For our English-speaking readers: click the language selector at the top of the letter to view it in English, Catalan, Spanish, and other languages. 📚Bonne nouvelle pour les étudiantes afghanesL’AUAF accepte désormais les candidatures pour son MBA entièrement en ligne, printemps 2027. Partagez ce post pour que cette opportunité parvienne aux femmes/filles afghanes qui souhaitent poursuivre leurs études. Lien pour postuler : https://auaf.edu.af « Nous essayons de résoudre le problème de la fragmentation de l’opposition. » Lors de la cinquième édition de la Cambridge Afghanistan Series, l’ambassadeur Nasir Ahmad Andisha a évoqué les efforts entrepris pour construire une convergence plus large entre la société civile et les groupes démocratiques et politiques. Coprésidant la session intitulée « L’appropriation démocratique en pratique : les enseignements de l’ACDFN et des plateformes collaboratives de la société civile », il a identifié trois terrains d’entente : un gouvernement constitutionnel fondé sur la souveraineté populaire ; l’égalité des droits humains et la dignité humaine ; et la place de l’Afghanistan dans le système international. Il est également revenu sur le travail mené à Cambridge, Genève, Vienne et Antalya pour passer d’initiatives dispersées à une coopération plus étroite. L’ambassadeur Andisha est représentant permanent de l’Afghanistan auprès des Nations unies à Genève, ainsi que cofondateur et conseiller stratégique du Center for Dialogue and Progress–Geneva (CDP-G). Saleh Registani prend la tête des opérations militaires du Front national de résistance Ahmad Massoud, chef du Front national de résistance d’Afghanistan (FNR), a nommé Saleh Mohammad Registani commandant général des opérations de l’état-major militaire du mouvement. Le décret est daté du 22 septembre 2026 (31 Sonbola 1405 dans le calendrier afghan). C’est une nomination importante. Registani devient le principal responsable des opérations militaires du Front, directement sous l’autorité d’Ahmad Massoud. Tous les commandants et services militaires du mouvement doivent désormais coordonner leur action avec lui.
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Que cache le gouvernement français sur ses relations avec les taliban ?
Depuis 2021, des rencontres régulières ont lieu à Doha, au Qatar, entre le chargé d’affaires de France pour l’Afghanistan, Jean-Marin Schuh, et les représentants des taliban, dont Suhail Shaheen. Santé, ONG, aéroport de Kaboul, économie, retour des réfugiés, avenir des relations diplomatiques : la liste des sujets abordés s’allonge. En mai 2025, les taliban ont même demandé à la France de rouvrir sa représentation à Kaboul.
Ces rencontres, les Français les apprennent par la communication des taliban eux-mêmes. Le Quai d’Orsay, lui, n’en dit rien.
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Par le Dr Davood Moradian
En 2026, les Américains commémoreront non seulement le semi-quincentenaire de la nation, mais aussi deux anniversaires plus sombres : les 25 ans des attentats d’Al-Qaïda du 11 septembre 2001 et les cinq ans du retrait américain de Kaboul et du retour au pouvoir des talibans.
Washington n’a intégré aucun de ces épisodes à sa conscience stratégique. Les controverses entourant les commémorations du 11-Septembre et les accusations réciproques quant à la responsabilité de la défaite en Afghanistan révèlent une nation qui se souvient des événements catastrophiques sans pour autant les assumer pleinement.
Du point de vue afghan, une explication de cette dérive se dégage : les États-Unis ne possèdent toujours pas une compréhension claire et cohérente des talibans.
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La police des mœurs des talibans isole davantage les femmes qui travaillent Traduit par Farhad Farhaad | Article original en persan d’Adrina Behzad
Gagner sa vie dans la peur et l’humiliation : la police des mœurs des talibans isole davantage les femmes qui travaillent Traduit par Farhad Farhaad | Article original en persan d’Adrina Behzad Mohammad Farhaad Mohammad Farhaad Il y a 19 heures Une femme en détresse se couvre le visage tandis que des membres de la police des mœurs talibane se profilent en arrière-plan, symbolisant la peur et l’isolement quotidiens que subissent les femmes travailleuses à travers l’Afghanistan. (Crédit photo : AFP + Pexels)
AFP + Pexels
En Afghanistan, certaines travailleuses et entrepreneuses affirment que les restrictions imposées par les talibans, la baisse de la clientèle et la stagnation du marché ont fortement réduit leurs perspectives d’emploi et leurs revenus. Elles ajoutent que les pressions économiques, conjuguées aux restrictions imposées à la présence des femmes sur les lieux de travail et dans les expositions, rendent de plus en plus difficile pour elles de subvenir à leurs besoins essentiels. Ces femmes expliquent que la surveillance constante de leurs commerces et de leurs activités par la police des mœurs talibane leur a fait perdre des clients. Selon elles, l’application des restrictions talibanes les pousse à sortir de moins en moins souvent de chez elles, même pour des besoins essentiels, les marginalisant davantage que jamais.
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Au début de cette année, le Guide suprême de l’Émirat islamique, Hibatullah Akhundzada, a promulgué le décret n° 18, codifiant les motifs de divorce pour les femmes. Si les hommes afghans peuvent divorcer facilement, les femmes doivent obtenir le consentement de leur mari, généralement assorti de sanctions financières, ou une décision de justice. Kate Clark et l’équipe d’AAN ont analysé cette loi – dont AAN publie également aujourd’hui une traduction non officielle. Ce rapport s’intéresse particulièrement à un problème majeur lié à l’émigration masculine importante en Afghanistan : les femmes abandonnées par leur mari. Nous avons entendu parler de maris vivant à l’étranger, ne versant aucune pension alimentaire à leurs épouses et enfants, et qui, dans certains cas, se sont remariés, mais qui refusent toujours de divorcer. Le décret n° 18 protège effectivement ces hommes, même si certains avocats, généralement lorsque le juge est compréhensif, trouvent des moyens de contourner une loi qui privilégie les souhaits du mari.
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Août 2026 a marqué cinq ans depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan, et cinq ans depuis que j’ai commencé mon voyage en tant que défenseure des femmes afghanes. Au fil des ans, j’ai parlé de ma « connexion » à l’Afghanistan à de nombreuses reprises. La plupart de ceux qui me connaissent connaissent bien l’histoire.
En 2019, une année particulièrement difficile pour moi, trois Afghanes – deux fictives et une réelle – ont profondément affecté ma vie par la force de leur voix. Les histoires que j’ai lues étaient de l’âme remuante, et ils m’ont donné la force de traverser des moments très difficiles.
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À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin 2026, la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a publié un état des lieux de la situation climatique dans le pays. Sécheresse, crues, déforestation, pollution : plus de la moitié de la population est touchée par le manque d’eau.
La sécheresse et le manque d’eau restent les menaces les plus répandues. Selon la MANUA, plus de la moitié des Afghans en subissent les effets. Les longues périodes sans pluie frappent d’abord l’agriculture, principale source de revenus dans les campagnes.
Dans l’est, au Nangarhar, les agriculteurs perdent leurs récoltes année après année. La baisse des ressources en eau crée une concurrence de plus en plus forte pour l’accès à la terre et à l’eau. Un paysan du district de Goshta raconte que sa rivière s’est asséchée l’an dernier au pire moment, puis qu’elle a débordé cette année et emporté la moitié de ses cultures.
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Nappes phréatiques épuisées, gouvernance défaillante, tensions régionales : anatomie d’une crise existentielle Kaboul pourrait devenir la première capitale moderne à manquer d’eau. Sous la pression conjuguée du changement climatique, d’une urbanisation chaotique, d’une gouvernance incapable et de l’isolement international du régime taliban, la nappe phréatique dont dépendent six millions d’habitants s’effondre. Au-delà de la ville, la crise hydrique redessine les rapports de force de l’Afghanistan avec l’ensemble de ses voisins.
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Par Mohammad Bashar – KABUL NOW
Je croyais que le problème de l’Afghanistan était l’absence de règles. Je me trompais. Il m’a fallu des années à vivre les contradictions du quotidien, puis des études d’économie institutionnelle, pour voir clairement le schéma. Sur le papier, l’Afghanistan a eu tout ce qu’un État moderne est censé avoir — constitutions, tribunaux, ministères, lois, élections — sous un régime après l’autre. Mais la vie réelle a toujours suivi une voie séparée. On pouvait être le candidat le plus qualifié pour un poste dans l’administration et rester sans emploi, faute d’avoir un cousin au ministère. En cas de litige foncier, on n’allait pas au tribunal : on allait voir un ancien du village ou une jirga. L’économie institutionnelle m’a donné les mots pour décrire ce que j’avais vécu : on peut copier-coller des structures formelles sur une société, mais si les règles informelles sont plus fortes, la version papier ne vaut pas grand-chose.
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Évaluation des dégâts causés par les frappes pakistanaises du 21 septembre en Afghanistan
De nombreuses informations erronées ont circulé concernant les frappes aériennes pakistanaises du 21 septembre dans l’est et le sud-est de l’Afghanistan. L’évaluation actuelle des dégâts de combat confirme la mort de 19 terroristes et les blessures de 11 autres sur trois sites dans les provinces de Paktika et de Kunar.
Les frappes ont touché un camp d’entraînement de kamikazes, une madrasa transformée en centre d’entraînement au combat et une installation commune utilisée par le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) et l’État islamique. Parmi les morts figurent 13 membres du TTP et de ses branches affiliées, ainsi que six membres du réseau État islamique.
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Par Daud Khattak En mai, une explosion à un poste de contrôle de police dans le nord-ouest du Pakistan a été suivie d’un violent échange de tirs qui a fait 21 morts. Ce n’était qu’un incident parmi d’autres dans une série d’attaques violentes menées par des militants opérant depuis l’Afghanistan, avec le soutien d’Al-Qaïda, contre des cibles au Pakistan voisin.
Il y a un quart de siècle, les États-Unis ont chassé Al-Qaïda d’Afghanistan et l’ont reléguée au Pakistan voisin. Dispersée et considérablement affaiblie, la organisation terroriste s’est regroupée dans les zones tribales pakistanaises, aidée et protégée par le Tehrik-e Taliban Pakistan (TTP), un groupe fondé en 2007 et composé en grande partie de jeunes tribaux influencés par les talibans afghans.
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