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La Lettre d’Afghanistan 10 juillet 2026Numéro 81L’Allemagne prête à expulser des Afghans sans casier judiciaireUne enquête du quotidien allemand taz révèle qu’au moins cinq ressortissants afghans sans condamnation pénale sont actuellement détenus dans des centres de rétention en Allemagne, en attente d’expulsion. Ce constat, obtenu auprès des conseils des réfugiés de l’ensemble des Länder, contredit la ligne officielle de Berlin, qui affirme réserver les expulsions aux personnes condamnées pour des faits graves ou considérées comme une menace pour la sécurité. Quatre des détenus se trouvent en Bavière, un cinquième en Hesse. Un sixième homme, retenu en Basse Saxe, a été libéré après l’intervention d’associations de soutien, une erreur de notification de l’Office fédéral des migrations ayant été invoquée. Deux des six hommes avaient été renvoyés en Allemagne au titre du règlement Dublin, les autres ayant été interpellés par la police fédérale lors de leur retour sur le territoire. Après la prise de pouvoir des taliban en 2021, l’Allemagne avait suspendu les expulsions vers l’Afghanistan pendant plusieurs années. La reprise, amorcée fin 2024, ne visait initialement que des personnes condamnées ou jugées dangereuses. Le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt aurait depuis négocié avec les taliban un accord facilitant les expulsions à plus grande échelle, en échange de l’entrée de davantage de diplomates du régime sur le sol allemand. Le ministère reste évasif sur ce dossier, refusant de répondre à plusieurs questions parlementaires de la députée Die Linke Clara Bünger au nom de l’intérêt de l’État. Il a toutefois précisé que dix personnes ont été expulsées cette année par vols de ligne et 77 par vols charters, le dernier ayant coûté plus de 350 000 euros. Les organisations de défense des droits humains rappellent les dangers persistants encourus par les personnes renvoyées, notamment les femmes, les anciens agents de l’État, les journalistes et les militants de la société civile.
https://taz.de/Migrationspolitik-der-Bundesregierung/!6194406/ ENTREPRENEUSES SOUS CONTRAINTECe que révèle l’enquête du PNUD sur les femmes cheffes d’entreprise depuis 2021 Dossier · d’après le rapport PNUD·TEPAV·REACH, Listening to Women Entrepreneurs in Afghanistan, 2024 Trois vagues d’enquête menées entre 2022 et 2024 auprès de plusieurs milliers d’entrepreneuses afghanes dessinent un paysage contrasté : un secteur privé féminin qui résiste, s’adapte, mais reste pris dans l’étau du financement, de la discrimination commerciale et de la fermeture des marchés d’exportation. Ce rapport du PNUD a été publié en 2024, mais ses constats restent pleinement d’actualité : aucune des restrictions qu’il documente, mobilité, accès au financement, discrimination commerciale, exigence de licence, n’a été levée depuis, et rien n’indique une amélioration structurelle de la situation des entrepreneuses afghanes en 2026. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec la Fondation de recherche en politique économique de Turquie (TEPAV) et REACH, a publié en 2024 une étude fondée sur trois collectes de données successives : 49 entretiens individuels approfondis menés en septembre 2022 dans six provinces, dix discussions de groupe organisées en août 2023 à Bamyan, Herat et Balkh, réunissant 100 femmes et 30 hommes entrepreneurs, et une enquête téléphonique quantitative conduite en février et mars 2024 auprès de 3 122 PME dirigées par des femmes, dans huit régions et dix-huit provinces du pays.
Lire la suite https://lalettrehebdo.com/entrepreneuses-sous-contrainte/
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L’Allemagne efface la frontière entre criminels et innocents Une enquête du quotidien taz révèle un basculement discret de la politique d’expulsion allemande Au moins cinq ressortissants afghans sans condamnation pénale sont actuellement détenus dans des centres de rétention en Allemagne, en attente d’expulsion, un constat qui contredit la ligne officielle de Berlin. Une enquête du quotidien allemand taz révèle qu’au moins cinq ressortissants afghans sans condamnation pénale sont actuellement détenus dans des centres de rétention en Allemagne, en attente d’expulsion. Ce constat, obtenu par taz auprès des conseils des réfugiés (Flüchtlingsräte) de l’ensemble des Länder, contredit la ligne officielle de Berlin, qui affirme réserver les expulsions vers l’Afghanistan aux personnes condamnées pour des faits graves ou considérées comme une menace pour la sécurité publique. Les ministères de l’Intérieur des Länder concernés refusent de communiquer des chiffres précis à ce sujet.
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KABOUL, AFGHANISTAN – Fereshta Abbasi, chercheuse spécialiste de l’Asie du Sud pour Human Rights Watch, affirme que l’Union européenne ne devrait conclure aucun accord avec les talibans concernant l’expulsion forcée de migrants vers l’Afghanistan.
Dans une déclaration publiée ce jour (mercredi 8 juillet), Mme Abbasi a indiqué qu’un tel accord exposerait les personnes expulsées à des persécutions et à des mauvais traitements de la part des talibans.
Elle a souligné que, si l’Union européenne qualifie la réunion du 22 juin à Bruxelles de « réunion technique », les talibans, eux, l’ont présentée comme une « visite historique » et une étape vers la régularisation des relations consulaires avec les États membres de l’UE.
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‘In the Pamir Mountains, there’s salted yak milk every morning for breakfast. You stay warm at night on the floor in the yurt burning yak dung in the furnace’
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Une nouvelle enquête suggère qu’environ 75% des répondants sont insatisfaits des talibans. Certains participants s’identifiant comme membres des talibans de rang inférieur ont également critiqué la corruption, le népotisme et les nominations au sein du groupe.
Zawia News a publié l’enquête mardi sous le titre, À quel point êtes-vous satisfait des talibans, et dans quelle mesure vos attentes à l’égard du groupe ont-elles été satisfaites? Le point de vente a déclaré qu’environ 1,7 million de personnes y ont participé.
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Incapables de gouverner sans l’aide internationale, les taliban offrent la prise que les femmes afghanes attendent depuis cinq ans
En quarante-huit heures, Kaboul a aligné trois ministres devant la même délégation onusienne, Hanafi, Baradar, puis Muttaqi, pour adresser, chaque fois, la même demande, financez nos infrastructures, nos rapatriés, nos emplois. Cette dépendance affichée n’est pas un détail de communication. C’est un aveu.
Mardi, Abdul Salam Hanafi demandait aux responsables du PNUD et du HCR de concentrer leur aide sur le logement, l’emploi et les infrastructures pour huit millions de rapatriés. Le même jour, Amir Khan Muttaqi, ministre des Affaires étrangères, recevait à son tour Alexander De Crow et Braham Saleh pour affirmer que l’aide humanitaire ne suffisait plus et réclamer un investissement mondial dans le développement du pays. Mercredi, Mullah Abdul Ghani Baradar, vice-premier ministre pour les affaires économiques, recevait Filippo Grandi et remerciait l’ONU pour son assistance humanitaire, avant de demander, dans les mêmes termes que ses deux collègues, davantage de projets de développement, logement, éducation, électricité, eau potable, emploi. Trois rencontres, trois ministres, une seule requête répétée à l’identique en quarante-huit heures. Un gouvernement qui gouvernait effectivement son territoire n’aurait pas besoin de la quémander trois fois de suite à la même délégation.
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En 2022, lorsque le PNUD a commencé à soutenir l’entrepreneuriat des femmes en Afghanistan, pour aider les structures existantes et favoriser la création de nouvelles entreprises, beaucoup ont trouvé cette démarche inhabituelle. Trois ans plus tard, 80 000 entreprises ont bénéficié de formation, de financements, d’accès à de nouveaux marchés, à l’énergie ou à la numérisation, ce qui a créé 400 000 emplois.
Pour de nombreuses femmes afghanes, pouvoir travailler et entretenir un lien social avec d’autres personnes en dehors de leur foyer change leur vie. Cela favorise la confiance, la guérison, l’indépendance et l’espoir.
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For many, particularly queer people, women, and girls, living in Afghanistan under Taliban rule is bound up with fear, denial, and silence. It is a place where revealing one’s identity can become a permanent danger, and where concealment becomes part o…
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La Lettre d’Afghanistan FAWZIA KOOFI : « L’EUROPE
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Un festival où l’intégration devient pratique collective
Les 4 et 5 juillet, l’association culturelle et sportive afghane NEUER START a organisé le 13e Festival de l’intégration « De Kaboul à Vienne » dans le 20e arrondissement de Vienne. Placé sous le thème « démocratie, participation et égalité », l’événement a rassemblé des familles afghanes, des partenaires autrichiens, des groupes de jeunes et des associations culturelles de tout le pays.
Pendant deux jours, le festival a démontré comment l’intégration se renforce grâce aux espaces culturels partagés, à l’engagement communautaire et à la participation intergénérationnelle.
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Sources at the Taliban’s Ministry of Interior say that administrative corruption is spreading widely across various departments of the ministry.
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