L’école de la mort

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La Lettre d’Afghanistan
L’ÉCOLE DE LA MORT
Les filières de formation aux attentats suicides en Afghanistan : acteurs, réseaux, ancrages régionaux (Pakistan, Asie centrale)
Compilation et synthèse de sources ouvertes, juillet 2026

Ce dossier compile et met en perspective des informations publiées par la presse internationale, des médias afghans en exil, des centres de recherche spécialisés et des rapports des Nations unies. Certaines allégations, notamment celles provenant de sources uniques (presse d’investigation afghane), sont signalées comme non corroborées de façon indépendante et doivent être traitées avec la prudence éditoriale habituelle. Cette enquête, dont les détails opérationnels très précis (noms, adresses, chaîne de commandement) n’ont pas été recoupés par d’autres médias à notre connaissance, doit être traitée comme une source unique à valeur indicative, non comme un fait établi.

1. RÉSUMÉ EXÉCUTIF

La formation de kamikazes reste, quinze ans après l’apogée des grands camps d’Al-Qaïda, une infrastructure vivante en Afghanistan, désormais recomposée autour de trois pôles imbriqués : l’appareil de renseignement taliban lui-même, à travers son chef adjoint Tajmir Jawad, ancien organisateur d’attentats devenu haut responsable d’État ; un réseau de camps d’entraînement transfrontaliers associant le TTP pakistanais, Jamaat Ansarullah (« taliban tadjik ») et des éléments d’Al-Qaïda, localisés dans l’Est et le Nord-Est afghans ; et une filière de projection vers l’Asie centrale, l’Iran et la Russie, documentée par la presse d’investigation afghane à l’occasion des attentats de Shahcheragh (2023) et de Kerman (2024).

L’information de terrain à l’origine de ce dossier, la transformation de la résidence universitaire pour filles de l’université de Paktia en quartier général d’un groupe d’attaquants suicides, n’a pas été confirmée par la presse internationale à ce stade. Elle s’inscrit néanmoins dans un contexte parfaitement documenté : Paktia est à la fois le fief politique historique de Tajmir Jawad et le lieu où celui-ci a publiquement menacé, en septembre 2025, de relancer les attentats suicides.

2. LE POINT DE DÉPART : LA RÉSIDENCE UNIVERSITAIRE DE PAKTIA

Selon des sources locales à Paktia, le groupe taliban aurait transformé l’ancienne résidence étudiante pour filles de l’université de Paktia en quartier général de ses attaquants suicides, y installant un groupe d’entre eux. Une plaque portant l’inscription « Centre d’enseignement de la jurisprudence et de la justice » aurait été apposée à l’entrée du bâtiment, sans qu’aucune activité éducative n’y soit constatée. L’accès depuis l’université aurait été bloqué, les portes fermées, et de nombreuses caméras de surveillance installées à l’intérieur du bâtiment de deux étages. Le groupe taliban n’a fait aucune déclaration publique sur ce changement d’affectation.

Cette information n’a pas encore été reprise, à notre connaissance, par la presse étrangère, pakistanaise ou centrasiatique indexée en ligne. Elle demeure donc, en l’état, une information de source unique.

Le détournement de résidences universitaires afghanes à des fins de contrôle, de surveillance ou de logement de forces de sécurité n’est pas un cas isolé. Le quotidien afghan en exil Hasht-e Subh (8am.media) a documenté des situations comparables dans d’autres provinces : plaintes d’étudiants du dortoir de l’université de Nangarhar dénonçant l’absence de contrôle des accès nocturnes et des abus de la part du personnel ; dortoir de l’université de Takhar décrit par des étudiants comme un lieu de répression et de comportements abusifs de la part de l’administration talibane ; et, plus largement, un rapport cité par 8am.media selon lequel les taliban auraient converti 32 écoles de la province du Panchir en bases militaires au cours d’une seule année, utilisant les salles de classe comme dépôts d’armes, dortoirs et cuisines.

Source : 8am.media (Hasht-e Subh), plusieurs articles 2023-2026 ; recoupement à finaliser pour le cas spécifique de Paktia.

3. TAJMIR JAWAD : PROFIL D’UN « CERVEAU DES ATTENTATS SUICIDES »

Mollah Taj Mir Jawad, également orthographié Tajmir Jawad ou Zabihullah Jawad, est depuis le 7 septembre 2021 le chef adjoint de la Direction générale du renseignement (GDI) de l’Émirat islamique, aux côtés de Rahmatullah Najib. Figure historique du réseau Haqqani, il est considéré par plusieurs centres de recherche occidentaux (Jamestown Foundation, Counter Extremism Project) comme l’un des architectes les plus constants de la filière kamikaze afghane.

Parcours
  • À partir de 2008-2010, il codirige à Kaboul le « Kabul Attack Network », responsable de plusieurs attentats de grande ampleur, dont l’assaut de 2011 contre l’hôtel Intercontinental de Kaboul ; il opère alors dans les provinces de Wardak, Logar, Nangarhar, Laghman, Kapisa, Khost, Paktia et Paktika, avec l’appui logistique évoqué d’Al-Qaïda, de Lashkar-e-Taiba, du Mouvement islamique d’Ouzbékistan et du Hezb-e-Islami de Gulbuddin Hekmatyar.
  • Il vit alors, selon des responsables afghans et américains cités par la presse indienne, à Peshawar, côté pakistanais de la frontière.
  • En 2013, il est visé par un raid des forces spéciales afghano-américaines mené en province de Paktia.
  • Sous la République, il occupe la fonction de gouverneur fantôme taliban pour la province de Paktia.
  • En 2018, il aurait organisé l’assassinat du général Abdul Raziq Achakzai, l’un des responsables sécuritaires les plus opposés aux taliban à Kandahar, et prend la direction du programme de formation de kamikazes de la brigade du martyre al-Hamza, liée au réseau Haqqani, jusqu’à la prise de Kaboul en 2021.
  • Depuis 2021, il est chef adjoint du renseignement taliban ; plusieurs analyses le décrivent comme suspecté d’entretenir des liens avec des éléments de l’État islamique, l’artificier présumé de l’attentat de la porte Abbey (août 2021) étant présenté comme l’un de ses proches, qui aurait bénéficié d’un laissez-passer après les faits.
La déclaration de septembre 2025 à Paktia

Le 20 septembre 2025, lors d’une cérémonie commémorative tenue en province de Paktia et retransmise par la télévision d’État taliban, Tajmir Jawad a déclaré que les combattants du mouvement s’étaient fait exploser pour porter le régime au pouvoir et qu’ils étaient prêts, si nécessaire, à recommencer pour le défendre, y compris contre l’incrédulité, l’occupation, ou quiconque chercherait à détruire le système. Ces propos, tenus alors que le président américain Donald Trump évoquait publiquement un possible retour des forces américaines à la base de Bagram, ont été rapportés par le média afghan en exil Amu TV.

Source : Amu TV, 21 septembre 2025 ; The Media Line, 25 septembre 2025 ; MEMRI JTTM, 21 octobre 2025 ; Jamestown Foundation, 2 décembre 2025.

4. LA STRUCTURE OPÉRATIONNELLE : BRIGADE AL-HAMZA ET BATAILLON ISTISHHADI

Les Brigades al-Hamza constituent, dans la nomenclature talibane, l’unité historiquement chargée des opérations suicides du réseau Haqqani. Le centre de veille TRAC (Terrorism Research and Analysis Consortium) rappelle qu’après un attentat meurtrier à Kaboul, le mouvement avait revendiqué l’action au nom d’un commandant nommé Mollah Musa Kalim, décrivant des combattants se faisant exploser au sein du département correctionnel du ministère de la Justice.

Le média d’investigation afghan Sangar a publié en mars 2024 une enquête, non corroborée de façon indépendante à ce jour, mais suffisamment précise pour mériter d’être recoupée, selon laquelle Tajmir Jawad commanderait un bataillon spécial de kamikazes, héritier de l’ancienne brigade al-Hamza, dont l’un des centres serait situé dans le treizième arrondissement de Kaboul (quartier d’Unchi Baghbanan) et dirigé par un dénommé Bilal Hashemi, ex-chef du renseignement de la province du Bamyan ; un autre centre serait localisé dans une résidence ayant appartenu au général Mourad Ali Mourad, ex-adjoint au ministère de l’Intérieur républicain. Selon la même source, les lieux d’implantation de ces unités changeraient fréquemment.

D’après le chercheur de la Jamestown Foundation qui a consacré un portrait à Tajmir Jawad en décembre 2025, celui-ci se présenterait lui-même comme « l’Émir des kamikazes » et continuerait de superviser, depuis son poste au sein du renseignement, un écosystème militant qui traverse les frontières afghano-pakistanaises et associe le réseau Haqqani, Al-Qaïda et, plus ponctuellement, des éléments liés à l’État islamique.

5. LE MAILLAGE RÉGIONAL : PAKISTAN

La dimension pakistanaise de cette filière reste double : d’une part, un terreau ancien de séminaires religieux (madrasas) associé de longue date à la formation de kamikazes, notamment dans la mouvance deobandi ; d’autre part, un rapport de subordination fonctionnelle observé depuis plusieurs années entre le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) et les taliban afghans, qui lui offrent un espace opérationnel sur le sol afghan malgré les dénégations officielles de Kaboul.

Le Mouvement des taliban du Pakistan a établi, selon l’Équipe de surveillance des sanctions des Nations unies (rapport du 13 février 2025), de nouveaux centres d’entraînement dans les provinces de Kunar, Nangarhar, Khost et Paktika (district de Barmal), tout en intensifiant le recrutement au sein de ses propres cadres, y compris parmi des combattants taliban afghans. Le même rapport indique qu’à la mi-2023, Al-Qaïda formait et fournissait un encadrement idéologique aux combattants du TTP dans des camps dédiés aux attentats suicides situés en province de Kunar. Les Nations unies estiment qu’Al-Qaïda et ses alliés djihadistes disposent désormais de structures dans quatorze des trente-quatre provinces afghanes, contre douze lors du rapport précédent.

Le chef du TTP, Noor Wali Masoud, aurait par ailleurs prêté allégeance à l’émir taliban et perçoit, selon ce même rapport onusien, un soutien financier mensuel estimé à environ 43 000 dollars de la part du gouvernement taliban.

Source : FDD’s Long War Journal, 13 février 2025, citant le rapport de l’Équipe de surveillance des sanctions de l’ONU.

6. LE MAILLAGE RÉGIONAL : ASIE CENTRALE

L’ancrage centrasiatique de cette filière s’articule autour de deux générations de groupes armés : le Mouvement islamique d’Ouzbékistan (MIO), implanté de longue date dans le Nord-Waziristan pakistanais en alliance avec le réseau Haqqani, et son émanation tadjike plus récente, Jamaat Ansarullah, parfois désignée comme le « Taliban tadjik ».

Selon le rapport onusien de février 2025, Jamaat Ansarullah disposait de camps d’entraînement en province de Khost, avec le concours d’ingénieurs et d’instructeurs d’armement d’Al-Qaïda, ainsi que d’un centre militaire dédié dans le district de Kalafgan (province de Takhar), destiné à la formation de combattants d’Asie centrale et arabes. Le même document évoque une opération conjointe menée à Faizabad (Badakhshan), où des combattants de Jamaat Ansarullah et d’Al-Qaïda auraient été déployés aux côtés d’une unité de kamikazes issue du « bataillon du martyre Lashkar-e-Mansouri » contre des fronts de la résistance anti-talibane.

Le média Sangar, dans son enquête de mars 2024 consacrée aux attentats de Shahcheragh (13 août 2023) et de Kerman (3 janvier 2024), tous deux revendiqués par l’État islamique et particulièrement meurtriers pour des ressortissants tadjiks, avance que ces opérations auraient été planifiées par la Direction générale du renseignement talibane en coordination avec le réseau Haqqani, et exécutées par des membres de l’EI-Khorasan majoritairement originaires d’Asie centrale, en particulier du Tadjikistan. Selon cette même source, le commando qui aurait visé la tombe du général iranien Qassem Soleimani à Kerman aurait été recruté en Russie, acheminé via la Turquie puis le Pakistan, être entré en Afghanistan par le poste-frontière de Chitral vers le Badakhshan, puis formé dans les localités de Dozakhdara et de Faizabad, où les intéressés auraient également obtenu des passeports afghans, avant d’être dirigés vers Kaboul puis l’Iran via le poste-frontière d’Islam Qala.

Ce niveau de détail provient d’une source unique de presse d’investigation afghane et n’a pas été recoupé de manière indépendante ; il éclaire toutefois le type de filière évoqué par les autorités régionales et mérite d’être suivi.

7. CARTOGRAPHIE DES IMPLANTATIONS SIGNALÉES
Province Acteurs signalés Nature des installations
Khost TTP, Jamaat Ansarullah (« taliban tadjik ») Camps avec ingénieurs et instructeurs d’armement d’Al-Qaïda
Kunar TTP, Al-Qaïda Camps de formation aux attentats suicides (signalés dès 2023)
Nangarhar TTP Nouveau centre d’entraînement
Paktika (district de Barmal) TTP Nouveau centre d’entraînement
Takhar (district de Kalafgan) Jamaat Ansarullah Centre militaire dédié à la formation de combattants d’Asie centrale et arabes
Badakhshan (Faizabad, « Dozakhdara ») EI-K, GDI talibane, réseau Haqqani (selon Sangar) Lieux de formation cités pour des combattants centrasiatiques avant projection vers l’Iran ou la Russie
Paktia GDI talibane / réseau Haqqani (bataillon al-Hamza) Bases mobiles de la brigade de kamikazes ; résidence universitaire de Paktia signalée comme QG (source de terrain, non confirmée par la presse internationale)
8. CHRONOLOGIE
Période Événement
2008–2011 Taj Mir Jawad dirige à Kaboul le « Kabul Attack Network », responsable de plusieurs attentats majeurs, dont l’assaut contre l’hôtel Intercontinental de Kaboul en 2011.
2013 Jawad, alors intégré au réseau Haqqani, est visé par un raid des forces spéciales afghano-américaines en province de Paktia.
2018 Jawad organise l’assassinat du général Abdul Raziq Achakzai à Kandahar ; il prend la direction du programme de formation de kamikazes de la brigade du martyre al-Hamza, adossée au réseau Haqqani.
2021 (16 août) Prise de Kaboul par les taliban. Jawad devient chef adjoint de la Direction générale du renseignement (GDI).
2021 (26 août) Attentat de la porte Abbey à l’aéroport de Kaboul (revendiqué par l’EI-K) ; un proche de Jawad, présenté comme l’un des artificiers, aurait bénéficié d’un laissez-passer après les faits, selon plusieurs médias afghans en exil.
2023–2024 Selon le média d’investigation afghan Sangar, la GDI taliban, en lien avec le réseau Haqqani, aurait coordonné plusieurs attentats revendiqués par l’EI-K en Iran et au Tadjikistan (Shahcheragh, août 2023 ; Kerman, janvier 2024), exécutés par des ressortissants d’Asie centrale formés en Afghanistan.
Février 2025 L’Équipe de surveillance des sanctions de l’ONU signale de nouveaux camps d’entraînement du TTP et de Jamaat Ansarullah dans les provinces de Khost, Kunar, Nangarhar, Paktika et Takhar.
Septembre 2025 (20 sept.) Lors d’une cérémonie commémorative en province de Paktia, retransmise par la télévision d’État taliban, Tajmir Jawad menace de faire revivre les attentats suicides en cas de tentative américaine de reprise de la base de Bagram.
Février 2026 L’agence étatique Bakhtar News diffuse une photo présentée comme un bataillon de kamikazes équipés de gilets explosifs et de véhicules piégés, dans le contexte de l’escalade militaire avec le Pakistan à Paktia, Paktika et Khost.
2026 (non daté précisément) Selon des sources locales à Paktia, l’ancienne résidence universitaire pour filles de l’université de Paktia aurait été transformée en quartier général d’un groupe d’attaquants suicides, sous couvert d’un panneau « Centre d’enseignement de la jurisprudence et de la justice ».
9. SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE
  • FDD’s Long War Journal, « Pakistani and Tajik Taliban open training camps in Afghanistan », 13 février 2025 (citant le rapport de l’Équipe de surveillance des sanctions de l’ONU).
  • Amu TV, « Taliban intelligence deputy threatens to resume suicide attacks », 21 septembre 2025.
  • The Media Line, « Row Over Bagram Air Base Deepens as Trump, Taliban Trade Threats », 25 septembre 2025.
  • MEMRI JTTM, « Afghan Taliban Deputy Intelligence Chief Tajmeer Jawad Threatens Suicide Attacks… », 21 octobre 2025.
  • Jamestown Foundation, « Tajmir Jawad: Taliban Deputy Intelligence Chief Unusually Radical », 2 décembre 2025.
  • Counter Extremism Project, fiche « Taj Mir Jawad ».
  • Wikipédia (anglais), « Taj Mir Jawad », consulté juillet 2026.
  • TRAC (Terrorism Research and Analysis Consortium), fiche « al-Hamza Brigades ».
  • Sangar, « ISIS’s silent attacks: from Iran to Tajikistan and Russia », 14 mars 2024.
  • India.com, « Afghan Taliban prepares ‘suicide squad’ against Pakistan Army… », 27 février 2026.
  • Al Jazeera, « Air attacks on Kabul push Pakistan-Taliban crisis into uncharted territory », 27 février 2026.
  • 8am.media (Hasht-e Subh), plusieurs articles 2023-2026 sur les dortoirs universitaires afghans (Nangarhar, Takhar, Panchir).
  • 8am.media, « A ‘Pragmatic’ Taliban Leader’s Tribute to a Suicide Bomber: A Monument to Violence », 9 novembre 2024.
  • Arab News et Al Jazeera, couverture de l’attentat du 24 novembre 2025 contre le quartier général de la Force fédérale de constabulaire à Peshawar (TTP).
  • IFRI, D. Chaudet, « Terrorisme islamiste en Grande Asie centrale : l’« Al-Qaïdisation » du djihadisme ouzbek », décembre 2008 (contexte historique MIO/Waziristan).
  • Wikipédia, « Afghan jihadist camp », consulté juillet 2026 (contexte historique des camps d’entraînement).
  • Bazgasht News, Telegram, 6 juillet 2026.

Information de terrain relative à la résidence universitaire de Paktia : source propre à La Lettre d’Afghanistan, non encore recoupée par une autre publication à notre connaissance.

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FRONT DE MOBILISATION NATIONALE
Dernière nouvelle

@AfghanistanNMF, traduction non officielle du persan par Google, révisée et éditée par nos soins.

Dans le cadre d’une opération ciblée et planifiée à l’avance, nommée « Opération AlQisasAlAdl », l’équipe des opérations spéciales du Front national de mobilisation (NMF) d’Afghanistan, s’appuyant sur ses infiltrés au sein du bureau de l’adjoint opérationnel des renseignements taliban, est parvenue à empoisonner la nourriture destinée à Mawlawi Tajmir Javad.

Vers 14 heures, pendant le repas, Mawlawi Tajmir Javad, adjoint opérationnel des renseignements taliban, ainsi que deux de ses assistants, ont été transportés à l’hôpital à la suite de cet empoisonnement.

Selon les informations disponibles à ce stade, deux des assistants de Mawlawi Tajmir Javad sont décédés, l’un en chemin vers l’hôpital avant son arrivée, l’autre après son transfert. Mawlawi Tajmir Javad se trouve lui même dans le coma.

En conséquence, la réunion de l’après midi de la Direction générale des renseignements a également été annulée aujourd’hui.

Il est à noter que la planification et la conduite de cette opération ont été assurées personnellement par le chef du Front national de mobilisation.



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