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For our English-speaking readers: click the language selector at the top of the letter to view it in English, Catalan, Spanish, and other languages. Ce texte est un témoignage direct, écrit le 28 octobre 2001 par Nasrine Gross, écrivaine américano-afghane et alors représentante à Washington de NEGAR – Soutien aux femmes d’Afghanistan. Elle se trouvait à Khoja Bahauddin le 9 septembre 2001, logée dans la maison d’hôtes voisine de celle où séjournait Massoud, à deux portes des deux faux journalistes arabes. Elle les a vus passer vers midi, leur caméra dans une mallette brun-moutarde, accompagnés de Fahim Dashti et d’Assim Suhail. Trente minutes plus tard, Massoud était mort. Le récit s’organise en trois temps D’abord l’attentat et ses suites immédiates : la fuite du second assassin, rattrapé puis abattu au bord du Panj, le silence total qui tombe sur le village, le cercueil d’Assim Suhail veillé toute la nuit sous un ventilateur de fortune, et le mensonge tenu par les responsables afghans, qui affirment pendant six jours que Massoud n’est pas blessé. L’autrice décrit aussi par le menu les deux tueurs, leur allure, leurs vêtements, leur arabe qui ne sonnait pas marocain, et le malaise du plus grand quand elle lui adresse la parole en arabe. Ensuite les funérailles, annoncées le samedi et tenues le dimanche à Jangalak. Elle obtient, avec trois autres femmes, l’autorisation d’y assister — une cérémonie normalement réservée aux hommes — en faisant valoir que Massoud avait été le premier dirigeant afghan à signer la Déclaration des droits essentiels des femmes afghanes. Elle décrit la foule, 24 000 hommes selon le décompte officiel, Ahmad Massoud âgé de douze ans déclarant devant les caméras que le combat continuera, la montée vers Saricha, et le fait que toutes les ethnies du pays marchaient côte à côte. Enfin la visite à la maison de Panjshir, le troisième jour du deuil, sous les bombardements talibans. Parigul Massoud y parle de ses blessures, de leur vie de famille, des cinq filles. L’autrice monte ensuite dans la bibliothèque : dictionnaires, Ibn Khaldoun, Ali Shariati, poésie, philosophie, Freud, Sartre, presque rien sur la guerre, aucun souvenir personnel accroché aux murs. Massoud n’avait habité cette maison, qu’il avait dessinée lui-même, que vingt jours. Le texte se termine sur un souhait : qu’une bibliothèque nationale porte son nom. Le Secrétaire général des Nations unies a rendu public le 9 septembre son nouveau rapport sur l’Afghanistan (A/81/363, S/2026/724). Le document couvre en principe la période du 22 mai au 9 septembre 2026. Dans les faits, les données de sécurité s’arrêtent presque toutes au 31 juillet, et le mois d’août est absent. Le constat reste clair : entre le 1er mai et le 31 juillet, l’ONU a recensé 2 947 atteintes à la sûreté et à la sécurité, soit 11 % de plus que l’année précédente. Cinq ans après leur retour au pouvoir, les taliban n’ont pas apporté la sécurité aux Afghans. Ils en sont souvent la première menace.
Vous pouvez trouver la synthèse du rapport sur cette page https://lalettrehebdo.com/afghanistan-les-taliban-nassurent-pas-la-securite-des-afghans-ils-la-menacent/ Préoccupations partagées, différentes solutions Les membres du Conseil de sécurité sont convenus de la nécessité de la stabilité en Afghanistan et de l’empêchement du pays de devenir un refuge pour les groupes terroristes. Le principal désaccord concernait la manière dont cet objectif devait être atteint. Certains pays ont déclaré que la pression, la responsabilité et les conditions claires pour les talibans étaient nécessaires, tandis que d’autres ont fait valoir que la poursuite du dialogue et l’élargissement de la coopération économique seraient plus efficaces. Le ton de la réunion a montré que les activités d’Al-Qaïda, de l’EI-Khorasan, du Mouvement islamique du Turkestan oriental, de Tehreek-e-Taliban Pakistan et de groupes extrémistes d’Asie centrale ont de nouveau placé l’Afghanistan au centre des préoccupations de sécurité régionale et internationale. Parallèlement à ces menaces, les tensions entre les talibans et le Pakistan, la crise humanitaire et les restrictions généralisées imposées aux femmes demeurent parmi les principaux facteurs qui façonnent la politique de la communauté internationale à l’égard de l’Afghanistan. La France ne doit pas devenir le fossoyeur des droits humains universels: une mise en garde contre toute présence officielle des talibans à Paris. par Carol Mann Sociologue spécialisée dans la problématique du genre et conflits armés, directrice de ‘FemAid’et ‘Women in War’.
Il semblerait qu’actuellement le gouvernement français serait en train de réfléchir, bien trop sérieusement, à la possibilité de céder le local de l’ambassade afghane à Paris, situé aux abords du Bois de Boulogne, à une délégation de talibans. Le but serait de de faciliter les «échanges techniques », autrement dit l’expulsion des Afghans dont la présence est considérée illégale, selon des critères variables et souvent contestables. Lire la suite sur https://blogs.mediapart.fr/carol-mann/blog/170926/pas-de-talibans-paris Sur les chemins du PanjshirUne planche de surf à l’effigie de Massoud, attachée à un sac à dos, et quelques récits rocailleux en tête, Hervé pose le pied sur les terres de la résistance Afghane, le 14 avril 2006. À travers les yeux de ses trois compagnons de voyage, au rythme de la marche et sur les chemins escarpés, apparaît l’histoire de ceux qui ont défié l’oppression, des Soviétiques aux Talibans. Leurs récits et leurs regards révèlent les traces laissées par ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté. Sur les pas de Christophe de Ponfilly et Jérome Bony, on découvre l’héritage que Massoud, le Lion du Panjsher, a laissé aux habitants de cette vallée, qui perpétuent cet esprit de résistance. Afghanistan, Sur les chemins du Panjsher est un voyage sensible en hommage au peuple Afghan et à son histoire. Une immersion douce dans un Afghanistan méconnu, à la fois rude et majestueux. regarder le film : https://youtu.be/iG7dc0-nVPM?si=gwOr7WXJppnqOG92 Déclaration de Cambridge sur la coopération et la convergence démocratiques pour l’AfghanistanCambridge, Royaume-Uni | Cinquième cycle des rencontres de Cambridge sur l’Afghanistan 5 septembre 2026 Vous trouverez le texte de la déclaration traduit en français, ainsi que les textes anglais, dari et pashto ici https://lalettrehebdo.com/declaration-de-cambridge-2026/
ainsi que quelques extraits des conférences https://lalettrehebdo.com/wp-content/uploads/2026/09/CAS_V_Cambridge_compte_rendu.pdf.
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Quand Amina, une sage-femme en Afghanistan, a visité récemment un centre de santé dans l’une des provinces centrales, elle a vu une femme à la porte d’entrée tenant un nouveau-né. Le bébé avait du mal à respirer, mais les gardes à la porte ne les laissaient pas entrer parce que la mère n’avait pas de chaperon mâle. Citant la charia, les autorités talibanes ont décrété en 2024 que, à l’extérieur de leur domicile, les femmes doivent être accompagnées soit de leur conjoint, soit d’un parent masculin proche, connu sous le nom de mahram. Souvent, la politique l’emporte même sur les urgences de vie ou de mort.
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Le mois dernier, Shakila, mère de deux enfants, a quitté son village du centre de l’Afghanistan pour un trajet de 30 minutes jusqu’au tribunal local afin de récupérer le jugement de son divorce.
Mais Shakila n’y est jamais parvenue ; elle a été victime d’une embuscade en chemin et abattue.
Un proche a déclaré à Rukhshana Media que le tireur était le mari de Shakila, qui était récemment rentré des États-Unis où il résidait.
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Les bilans publiés pour le vingt-cinquième anniversaire du 11-Septembre décrivent une menace devenue diffuse, décentralisée, numérique. En Afghanistan, elle est devenue exactement l’inverse : institutionnelle, financée, scolaire.
Vingt-cinq ans après le 11 septembre, les think tanks américains dressent le même constat : la menace terroriste ne ressemble plus à celle de 2001. Le rapport publié le 10 septembre 2026 par l’Atlantic Council, « The State of Terrorism, 25 Years After 9/11 », décrit un basculement des grandes organisations centralisées vers des réseaux dispersés, locaux et numériques. Al-Qaïda et l’État islamique n’ont plus le commandement unifié d’autrefois. La radicalisation passe par les écrans, sans ordre venu d’en haut.
Cette grille de lecture fonctionne pour la plupart des théâtres. Elle décrit mal l’Afghanistan. Ici, le changement n’est pas une dispersion : c’est une institutionnalisation.
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۞ Déclaration de Cambridge sur la coopération et la convergence démocratiques pour l’Afghanistan
Lors du cinquième cycle des rencontres de Cambridge sur l’Afghanistan, nous, participants, affirmant notre responsabilité commune à l’égard de l’avenir de l’Afghanistan et reconnaissant la nécessité d’une gouvernance légitime, inclusive, démocratique et tournée vers le développement, énonçons les principes suivants comme cadre commun de coopération et de convergence :
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Pendant des générations, l’autorité au sein de la famille afghane a reposé sur l’homme le plus âgé, le grand-père, ou, en son absence, sur le père ou le frère aîné. Ils décidaient de tout, du mariage à l’argent, en passant par la migration et les conflits, et le reste du foyer était tenu de leur obéir. Cet ordre établi est en train de se modifier. Sharif Akram, de l’AAN, a étudié comment les décisions, autrefois prises par un seul aîné, sont désormais partagées, débattues et parfois annulées par les jeunes hommes instruits et actifs de la famille, et, dans une moindre mesure, par les femmes et les enfants. Prenant pour étude de cas la société du sud-est de l’Afghanistan et s’appuyant sur des entretiens avec des chefs tribaux et de jeunes hommes instruits, il examine la nature de l’autorité familiale, sa forme passée et les raisons de son évolution. Il s’interroge également sur ce que ce changement révèle de la transformation plus large des campagnes afghanes.
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La lutte, les efforts et la résistance des femmes dans les circonstances les plus difficiles ont été parmi les événements les plus marquants survenus en Afghanistan sous le régime taliban. Ces efforts ont maintenu l’Afghanistan au centre de l’attention internationale ces cinq dernières années et ont empêché que l’exclusion de la moitié de la société et les violations des droits humains ne tombent dans l’oubli. Les revendications des femmes et leur détermination à rester actives et à se battre malgré les conditions les plus critiques ont permis de faire entendre leurs voix, et certaines continuent de se consacrer pleinement à cette cause. Malgré les restrictions et les actions ciblées des talibans, de nombreuses femmes et filles poursuivent leurs activités et cherchent à trouver une lueur d’espoir dans les ténèbres. Amina est l’une d’elles. Après l’interdiction de l’éducation, elle a trouvé différentes manières de continuer à apprendre et à enseigner. Aujourd’hui, elle est enseignante et directrice d’un établissement scolaire, et elle accomplit sa mission avec espoir malgré de nombreux obstacles.
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La cérémonie en ligne de la Semaine du martyr, tenue le dimanche 22 septembre en présence de plusieurs personnalités politiques, n’a pas été une commémoration de plus. Deux interlocuteurs y ont tenu des discours qui se répondent : Mohammad Mohaqiq, chef du Parti de l’unité du peuple d’Afghanistan, et le général Yasin Zia, chef du Front de la liberté de l’Afghanistan (AFF). Le premier s’adresse au monde extérieur. Le second s’adresse aux Afghans eux-mêmes. Les deux disent, chacun à sa manière, que le temps de l’attente est terminé.
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AVRIL 2006 Une planche de surf à l’effigie de Massoud, attachée à un sac à dos, et quelques récits rocailleux en tête, Hervé pose le pied sur les terres de la résistance Afghane, le 14 avril 2006. À travers les yeux de ses trois compagnons de voyage, au rythme de la marche et sur les chemins escarpés, apparaît l’histoire de ceux qui ont défié l’oppression, des Soviétiques aux Talibans. Leurs récits et leurs regards révèlent les traces laissées par ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté. Sur les pas de Christophe de Ponfilly et Jérome Bony, on découvre l’héritage que Massoud, le Lion du Panjsher, a laissé aux habitants de cette vallée, qui perpétuent cet esprit de résistance. Afghanistan, Sur les chemins du Panjsher est un voyage sensible en hommage au peuple Afghan et à son histoire. Une immersion douce dans un Afghanistan méconnu, à la fois rude et majestueux.
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Un quart de siècle plus tard — malgré des décennies d’opérations militaires et antiterroristes américaines visant à éradiquer ces bastions — al-Qaïda exploite à nouveau des camps d’entraînement en Afghanistan, selon des responsables du renseignement américain et occidental ainsi qu’une organisation des Nations Unies chargée de la surveillance des réseaux terroristes.
L’organisation terroriste et ses dérivés ont installé au moins huit sites d’entraînement au cours des trois dernières années, profitant du retour au pouvoir des talibans à Kaboul et du vide sécuritaire créé par le retrait militaire américain en 2021, selon des rapports de l’ONU et des responsables de la sécurité.
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Un porte-parole du département d’État américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confirmé cet avertissement à RFE/RL, ajoutant que les entreprises privées souhaitant faire des affaires en Afghanistan devraient s’assurer que leurs transactions sont conformes aux lois et réglementations américaines applicables, car les talibans figurent sur la liste des groupes terroristes mondiaux désignés (SDGT).
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C’est avec un mélange de surprise et de crainte que Khan, un ancien soldat afghan vivant désormais au Pakistan, a reçu une offre pour travailler avec les agences de sécurité pakistanaises sur des opérations de lutte contre le terrorisme au Baloutchistan, la province du sud-ouest du pays frontalière de l’Afghanistan et de l’Iran.
« L’offre provenait d’un ancien officier de police du précédent gouvernement afghan », a déclaré Khan, ajoutant que cet officier afghan était bien logé au Pakistan et bénéficiait du soutien des autorités locales.
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