Dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 juillet 2026, vers deux heures du matin, plusieurs dizaines de combattants ont attaqué le chef-lieu du district de Yaftal-e-Paeen, dans la province de Badakhshan. Selon deux sources locales citées par Amu TV, ils ont désarmé les forces taliban présentes et pris temporairement le contrôle de l’administration du district. Les assaillants se sont identifiés comme appartenant à un groupe nouvellement formé, Sepahiyan-e-Mihan (Soldats de la Patrie), et ont hissé leur drapeau au-dessus du bâtiment administratif.
Les combattants se sont retirés quelques heures plus tard. Ni leur destination ni un éventuel bilan humain n’ont été établis. Les taliban n’ont d’abord fait aucun commentaire public sur l’attaque. Le 18 juillet, ils ont affirmé que la situation était revenue à la normale à Yaftal, en indiquant que le district était resté hors de leur contrôle pendant environ deux heures seulement, durée sensiblement inférieure à celle rapportée par les sources locales.
L’épisode constituerait, selon Amu TV, le premier cas connu depuis près de cinq ans où un district afghan échappe temporairement à l’autorité des taliban depuis leur retour au pouvoir en août 2021.
La séquence ne s’est pas refermée là. De violents combats ont éclaté dans le secteur de Topkhana, district de Zibak, après des attaques coordonnées de forces anti-taliban contre des positions du régime. Le 23 juillet, après plusieurs heures d’affrontements, des forces de la résistance déclaraient avoir pris le poste de Sar-e-Hawz, relevant de la compagnie frontalière taliban, dont la garnison se serait repliée. Le bilan avancé par les sources locales, sept membres des taliban tués et cinq blessés contre deux blessés côté résistance, n’est pas vérifié de manière indépendante.
Le même jour, à Khwahan, des habitants affrontaient et désarmaient deux membres des taliban au terme d’une altercation autour d’une source d’eau potable. En une semaine, le Badakhshan aura ainsi vu un chef-lieu de district perdu puis repris, un poste frontalier tombé et une population civile tenant tête à des hommes armés, dans une province déjà travaillée par les tensions internes au mouvement autour du commandant dissident Juma Khan Fateh.
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Violents affrontements à Zibak après la chute de Yaftal
Des habitants de Khwahan affrontent et désarment deux membres des taliban
Le commissaire adjoint taliban du district de Khwahan, dans la province de Badakhshan, s’est heurté à l’opposition des habitants alors qu’il se baignait dans une source de la zone de Safidab, qui alimente la population locale en eau potable. Des sources locales ont indiqué au quotidien Hasht-e Subh, le jeudi 23 juillet, que ce responsable appartient à la faction kandahari et qu’il était accompagné de deux hommes armés au moment de l’altercation, survenue dans l’après-midi. Ces mêmes sources l’accusent de bacha bazi et affirment qu’il s’était rendu à la source avec un garçon.
Selon ce récit, des membres des taliban ont frappé deux jeunes gens du village au cours de l’affrontement et proféré des injures à l’encontre des habitants. Ces derniers, prenant la défense de leurs enfants, ont attaqué les taliban et les ont désarmés. L’incident a pris fin après l’intervention de la police. Les habitants ont averti les taliban que leurs membres n’étaient pas autorisés à se rendre dans ce village et que tout retour dans la zone exposerait à une réaction de la population.
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Les taliban fichent et surveillent les anciens militaires de la République
Des sources rapportent à Afghanistan International que les taliban ont constitué des listes d’anciens militaires dans les provinces de Kandahar, du Helmand et de l’Uruzgan, et ont entrepris de les placer sous surveillance. Une commission mixte de dix personnes, réunissant des représentants du renseignement, de la police, du bureau du gouverneur, de l’administration des statistiques et du ministère des affaires religieuses, a été chargée de ce suivi.
Le recensement s’opère par appels téléphoniques : les anciens militaires sont contactés afin de confirmer leur lieu de résidence et leurs activités présentes. Les fiches comportent le nom, le nom du père, les lieux de résidence actuel et initial, le numéro de téléphone et le parcours professionnel. Un ancien militaire de Kandahar a résumé à Afghanistan International l’objectif poursuivi : s’assurer de l’endroit où se trouvent aujourd’hui les anciens militaires et de ce qu’ils font.
Une source taliban à Kandahar a confirmé à Afghanistan International le volume des données enregistrées par district : 900 anciens militaires à Zhari, 700 à Shahwali Kot, 700 à Panjwaï, 300 à Maiwand et 800 à Dand. Ce dispositif intervient alors que les meurtres non élucidés d’anciens membres des forces de sécurité se poursuivent dans plusieurs provinces.
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Crues éclair au Nuristan : plus de quarante morts, une centaine de disparus
Des pluies torrentielles ont provoqué des crues éclair dans la province de Nuristan, balayant le chef-lieu de Parun et ses environs. Le 20 juillet, les autorités taliban faisaient état d’au moins vingt morts et de plus d’une centaine de disparus, en avertissant que le bilan s’alourdirait.
Le 21 juillet, quinze corps supplémentaires avaient été retirés des décombres, les équipes de recherche poursuivant les opérations à la recherche de survivants.
Le 22 juillet, le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric confirmait plus de quarante morts et des dizaines de blessés, les agences humanitaires ayant engagé une aide d’urgence auprès des communautés touchées.
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SEPAHIYAN-E-MIHAN
Yaftal-e-Paeen, Badakhshan · 17 juillet 2026, 2 h. Plusieurs dizaines de combattants attaquent le chef-lieu de district, désarment les forces taliban et prennent temporairement le contrôle de l’administration, en hissant le drapeau du groupe sur le bâtiment administratif. Les assaillants se retirent quelques heures plus tard. Aucun bilan humain n’a été établi. Les taliban ont ensuite ramené la durée de la perte de contrôle à environ deux heures. † 7 TUÉS⚕ 5 BLESSÉS2 BLESSÉS CÔTÉ RÉSISTANCE
Zibak, Badakhshan · 23 juillet 2026. Après plusieurs heures d’affrontements intenses dans le district, des forces de la résistance déclarent avoir pris le contrôle du poste de Sar-e-Hawz, relevant de la compagnie frontalière taliban. Selon des sources locales, les forces taliban se sont repliées de cette base face à l’intensification des combats. Ces mêmes sources font état de sept membres des taliban tués et cinq blessés, ainsi que de deux blessés dans les rangs de la résistance. Le Sepahiyan-e-Mihan a diffusé le même jour une déclaration annonçant que la colère des enfants épris de liberté s’abattait cette nuit sur les oppresseurs, que les Soldats de la Patrie vengeaient des années d’oppression avec une volonté d’acier, qu’aucun lieu ne serait sûr pour les taliban et que le compte à rebours de leur chute touchait à sa fin. Le texte suggère fortement l’implication du groupe mais ne revendique pas explicitement la responsabilité de l’attaque. |
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FREEDOM AND JUSTICE MOVEMENT
Hesa-ye Duwum-e Kohestan, Kapisa · 20 juillet 2026, 23 h (29 tir 1405). Le Freedom and Justice Movement, commandé par Hamid Saifi, annonce avoir établi un poste de contrôle et procédé à l’inspection de véhicules dans le district, une opération présentée comme une démonstration de présence et d’activité dans cette zone. Le mouvement, précédemment désigné sous une autre dénomination, communique désormais sous ce nom. |