
Deux courants, un idéal : l’union pour la liberté de l’Afghanistan
Auteur : Parviz Akbar Naserti, activiste politique et civique.
L’histoire de l’Afghanistan n’a pas toujours été écrite avec du sang et de la terre ; parfois, elle a été façonnée par la détermination de personnes qui, face à l’obscurité, n’ont jamais éteint la flamme de la conscience.
Aujourd’hui, le Front de résistance nationale et le Front de la liberté de l’Afghanistan peuvent être considérés comme deux courants dans l’arène de la lutte, et un seul idéal sur le chemin de la liberté : deux courants qui se dressent contre une même douleur et se battent pour un même idéal : la liberté, la dignité, la démocratie et le retour de la souveraineté au peuple afghan.
Les paroles de M. Ahmed Massoud, chef du Front de résistance nationale de l’Afghanistan, en commémoration de l’anniversaire du martyre du héros national, ont rappelé une grande vérité : la résistance n’est pas une lutte pour le pouvoir personnel ; c’est une lutte pour libérer le peuple afghan, opprimé par la tyrannie, et pour redonner au pays le droit de choisir.
De son côté, le général Yasin Zia, chef du Front de la liberté de l’Afghanistan, fidèle à l’héritage du martyr Ahmad Shah Massoud, a insisté sur la nécessité de poursuivre la lutte et la résistance. Ces paroles ont aujourd’hui dépassé le stade de simples déclarations et se sont transformées en une volonté nationale commune, un moment important dans l’histoire de la résistance afghane.
Ces deux fronts, bien que portant des noms différents, ont un ennemi commun : la liberté. Et le peuple afghan a un seul idéal.
La véritable force de la résistance ne réside pas dans le nombre de fusils, mais dans la confiance du peuple, l’éthique de la lutte, l’unité nationale et les idéaux. Si la résistance est pour le peuple, elle doit respecter le peuple ; si elle est pour la liberté, elle doit préserver la liberté de l’individu ; et si elle est pour l’avenir de l’Afghanistan, elle doit libérer l’Afghanistan du cycle de la vengeance, de la haine et de la domination par un seul groupe.
Les talibans peuvent peut-être occuper les villes, mais ils ne peuvent pas occuper l’idée de liberté.
Ils peuvent fermer les portes des écoles, mais ils ne peuvent pas effacer le désir de connaissance et la volonté d’apprendre de l’esprit d’un enfant ou d’un adolescent.
Ils peuvent réprimer les voix dissidentes, mais ils ne peuvent pas éteindre la vérité pour toujours. L’histoire a montré qu’aucune puissance fondée sur la peur ne peut durer.
De l’Hindou Kouch à Kaboul, du Panjshir au Badakhshan, du nord au sud et de l’est à l’ouest, l’Afghanistan a plus que jamais besoin d’une chose :
L’unité nationale, et non la division ;
La liberté, et non la tyrannie ;
La loi, et non l’ordre des armes ;
Et l’Afghanistan, et non la domination d’un seul groupe sur toute la nation.
Si le Front de résistance nationale et le Front de la liberté peuvent transformer cette unité nationale en un programme politique clair et rassembler toutes les forces libérales de l’Afghanistan autour d’une même table, alors la résistance se transformera d’une force militaire en un mouvement national pour la libération du peuple afghan. Et peut-être que les générations futures écriront dans les livres d’histoire :
Il fut un temps où l’Afghanistan était plongé dans les ténèbres, et il y avait des hommes qui n’ont pas cédé ;
Qui ont gardé le cap ;
Qui ont maintenu l’espoir ;
Et qui ont cru que les nations peuvent être vaincues, mais qu’elles ne peuvent jamais être détruites si la volonté de liberté demeure en elles.
Le général Yasin Zia et Ahmed Massoud, malgré leurs différences et leurs responsabilités politiques et militaires, peuvent se rejoindre à un moment historique :
Pour sauver l’Afghanistan de la tyrannie et pour rendre le destin du pays aux mains du peuple.
C’est la philosophie de la résistance ;
Et c’est le véritable sens de l’union.
L’histoire témoignera :
Il fut un temps où l’obscurité planait sur l’Afghanistan, et les fils de l’Hindou Kouch se sont dressés et ont déclaré :
L’Afghanistan ne capitulera pas,
La liberté viendra, et le peuple afghan réécrira le destin de cette terre.

« Nous essayons de résoudre le problème de la fragmentation de l’opposition. »
Lors de la cinquième édition de la Cambridge Afghanistan Series, l’ambassadeur Nasir Ahmad Andisha a évoqué les efforts entrepris pour construire une convergence plus large entre la société civile et les groupes démocratiques et politiques.
Coprésidant la session intitulée « L’appropriation démocratique en pratique : les enseignements de l’ACDFN et des plateformes collaboratives de la société civile », il a identifié trois terrains d’entente : un gouvernement constitutionnel fondé sur la souveraineté populaire ; l’égalité des droits humains et la dignité humaine ; et la place de l’Afghanistan dans le système international.
Il est également revenu sur le travail mené à Cambridge, Genève, Vienne et Antalya pour passer d’initiatives dispersées à une coopération plus étroite.
L’ambassadeur Andisha est représentant permanent de l’Afghanistan auprès des Nations unies à Genève, ainsi que cofondateur et conseiller stratégique du Center for Dialogue and Progress–Geneva (CDP-G).