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Chères lectrices, chers lecteurs, Le Bulletin afghan a pour ambition de raconter, chaque semaine, l’actualité sur le terrain en Afghanistan, au plus près des faits, des évolutions et des réalités qui s’y déroulent. La Lettre d’Afghanistan veut aller un peu plus loin : elle vous propose des articles de fond, des analyses, des points de vue, mais aussi un regard attentif sur les initiatives, les débats et les événements qui animent la diaspora afghane. Depuis plusieurs semaines, la guerre en Iran occupe une grande partie de l’attention et relègue, une fois encore, la question afghane au second plan. Cette situation se ressent concrètement : l’intérêt s’émousse sur les réseaux sociaux, l’attention se disperse, et les articles vraiment riches et approfondis sur l’Afghanistan se font plus rares. C’est justement dans ces moments de relégation qu’il nous semble important de continuer. Continuer à suivre ce qui se passe, à donner la parole, à partager des analyses, et à faire vivre un espace consacré à un pays que l’actualité internationale oublie trop vite. Votre lecture, votre fidélité et votre attention donnent tout son sens à cette démarche. Bonne lecture de cette nouvelle édition de La Lettre d’Afghanistan L’Allemagne refuse de reconnaître la prise de contrôle de l’ambassade d’Afghanistan à Berlin par un représentant lié aux talibans. Berlin affirme qu’aucun changement officiel n’a été notifié et continue de considérer comme interlocuteur légitime le chargé d’affaires nommé par l’ancien gouvernement afghan. Selon le ministère allemand des Affaires étrangères, un nouveau chef de mission ne peut être reconnu qu’après une nomination officielle et une accréditation par le pays hôte, ce qui n’a pas eu lieu ici. Même si deux représentants talibans avaient été acceptés en 2025 pour des tâches consulaires, ils ne bénéficiaient pas d’un statut diplomatique. L’affaire illustre la stratégie des talibans pour étendre leur présence diplomatique et obtenir une reconnaissance internationale. Mais cette reconnaissance reste largement bloquée en raison des atteintes aux droits humains, de l’absence de gouvernement inclusif et des inquiétudes sécuritaires. Selon l’article, la Russie demeure le seul pays à avoir officiellement reconnu leur pouvoir. Les femmes afghanes doivent être incluses dans la prise de décision, déclare l’envoyée de la France23 mars 2026 – Afghanistan International L’ambassadeur français pour les droits de l’homme a déclaré que les femmes afghanes devaient être incluses dans tous les processus décisionnels et que Paris rejetait tout dialogue avec les talibans. Isabelle Rome a déclaré que la France condamnait les restrictions imposées par les talibans qui ciblent les droits fondamentaux des femmes et leur accès aux espaces publics. Dans un message publié dimanche sur X, Rome a remercié la sénatrice belge Viviane Teitelbaum d’avoir organisé une réunion au Sénat belge en soutien aux femmes afghanes. Ces déclarations interviennent après une réunion de deux jours entre des militants et des personnalités politiques afghanes au Parlement européen et au Sénat belge. Les opposants aux talibans présents ont tenté de convaincre les dirigeants européens que le groupe n’a pas changé et ne constitue pas un gouvernement apte à diriger l’Afghanistan. Rome a déclaré que les femmes afghanes ne sont pas des victimes mais des survivantes et des combattantes, ajoutant qu’elles doivent avoir voix au chapitre dans toutes les décisions qui affectent leur avenir. Elle a également noté que la France, ainsi que cinq autres pays, a soutenu les efforts du procureur de la Cour pénale internationale pour obtenir des mandats d’arrêt contre les dirigeants talibans et a appuyé la création de mécanismes d’enquête pour documenter les crimes présumés. Courez voir la magnifique exposition de photos par Sandra Calligaro surdouée qui nous montre de façon si touchante et intimiste la vie des filles sous le joug taliban, y compris des photos et des textes de « nos » filles scolarisées dans nos écoles secrètes. Cette exhibition est organisée par FEMAID-Association humanitaire féministe avec la très dynamique médiathèque Pablo Neruda de Malakoff (métro Malakoff-Etienne Dolet,ligne 13 alors pas d’excuses pour les snobs intramuros!) N’oubliez que nous avons besoin de votre aide afin de poursuivre ce travail héroïque… Afghanistan : L’accès à l’eau, un combat quotidien pour la dignité et l’égalitéL’accès à l’eau potable en Afghanistan ne relève plus seulement de l’urgence humanitaire, mais d’une crise profonde touchant aux droits fondamentaux et à l’égalité des chances. Selon les récentes déclarations d’ONU-Habitat et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les inégalités structurelles dans l’accès au logement et aux services de base privent une part croissante de la population d’un assainissement minimal. Un fardeau qui pèse sur les femmes et les enfantsLa pénurie d’eau n’affecte pas la population de manière uniforme. L’UNESCO et l’UNICEF soulignent que la corvée d’eau incombe de manière disproportionnée aux femmes et aux filles. Impact éducatif : De nombreux enfants sont retirés de l’école pour parcourir de longues distances à la recherche de points d’eau. Limitation des opportunités : Pour les femmes, ces heures de marche quotidiennes restreignent drastiquement l’accès à l’emploi et à l’éducation, renforçant leur vulnérabilité. Dignité humaine : ONU-Habitat rappelle que l’eau et l’assainissement sont des piliers de la dignité humaine, et non de simples enjeux d’infrastructure.
Une crise qui s’aggrave malgré l’aide internationaleLe constat du CICR est alarmant : la crise s’intensifie. Bien que l’organisation ait réussi à fournir un accès à l’eau potable à près d’un million de personnes en 2025, les besoins dépassent largement les capacités d’intervention actuelles. Dans certaines régions reculées, des familles entières sont encore contraintes de marcher pendant des heures pour obtenir une ressource vitale. L’urgence d’une action coordonnéeFace à ce tableau sombre, les Nations Unies et la Croix-Rouge appellent à une action urgente et globale. L’amélioration des infrastructures hydrauliques est perçue comme un levier direct pour : Réduire la pénibilité des trajets quotidiens. Augmenter le taux de scolarisation des jeunes filles. Garantir un environnement sanitaire sécurisé pour les populations les plus fragiles.
La crise mondiale de l’eau, exacerbée en Afghanistan par les tensions socio-économiques, nécessite aujourd’hui une réponse qui place l’égalité et les droits humains au cœur des stratégies de développement. Le budget des talibans : 4 révélations sur un système construit sur l’illusionLe budget d’un gouvernement est le reflet le plus honnête de ses véritables priorités et de sa vision pour l’avenir. Il montre, au-delà des discours, où va réellement l’argent et ce qui compte le plus pour ceux qui sont au pouvoir. C’est la feuille de route financière d’une nation. Dans le cas de l’Afghanistan sous le régime des talibans, une analyse récente de leur budget de développement pour l’année 1403 (2024/25) raconte une histoire à la fois surprenante et troublante. Loin des annonces officielles, les chiffres révèlent une stratégie qui privilégie l’apparence à la substance. Cet article dévoile les quatre principales révélations de cette analyse, qui montrent où l’argent est réellement dépensé.
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pour les lecteurs qui lisent le persan , les autres peuvent se contenter des photos magnifiques de cette ville mythique ! A télécharger à cette adresse https://aissonline.org/Uploads/AdditionalFiles/7a0617-241402-12-30-53-54-126-pages-small-5564.pdf Mai 1403 : Un article de recherche publié conjointement par l’Institut afghan d’études stratégiques et la revue Nimroz @Nimroozmagazine, intitulé « La splendeur d’Hérat », examine le rôle d’Hérat dans la renaissance de l’ancienne civilisation d’Iranshahr, ou région de Nowruz. Les chercheurs considèrent Hérat comme la capitale de l’ancien Iranshahr, un territoire s’étendant du Kazakhstan au Caucase. La version électronique de cette revue est disponible via le lien suivant : https://aissonline.org/Uploads/AdditionalFiles/7a0617-241402-12-30-53-54-126-pages-small-5564.pdf
Ce document est un numéro double de la revue Nimrooz, consacré à Hérat, présentée comme une ville majeure de l’histoire et de la civilisation de la région. Dès la couverture et l’éditorial, le dossier affirme une ambition claire : redonner toute sa place à Hérat comme centre historique, culturel et intellectuel, au croisement de l’Afghanistan, du Khorasan et de l’espace persanophone. Il réunit des articles d’histoire, de patrimoine et de réflexion culturelle, avec des textes sur Hérat à l’époque ilkhanide, kart et timouride, sur son architecture, son rayonnement littéraire, ainsi que des entretiens sur l’intégration régionale et l’identité culturelle. L’ensemble apparaît donc comme un volume à la fois savant et engagé, qui veut montrer qu’Hérat n’est pas seulement une ville du passé, mais un symbole vivant de continuité culturelle malgré les guerres, les destructions et les crises récentes.
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