Islamabad, capitale inattendue de la paix

Pendant trente ans, le Pakistan a armé les talibans, protégé les djihadistes et cultivé le chaos à ses frontières comme instrument de puissance. Aujourd’hui, ce même État bombarde ses anciennes créatures en Afghanistan, frappe le BLA en territoire iranien et s’impose comme le seul interlocuteur capable de faire asseoir Washington et Téhéran à la même table. Derrière cette métamorphose, un homme : le Field Marshal Asim Munir, architecte d’une doctrine qui parie sur la force assumée et la crédibilité diplomatique pour rendre au Pakistan ce que des décennies de double jeu lui avaient coûté — le droit d’être écouté.

En ce début avril 2026, Asim Munir ne dort pas. Le Field Marshal pakistanais passe ses nuits au téléphone avec le vice-président américain JD Vance, l’envoyé spécial Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, tentant de conjurer l’embrasement régional déclenché le 28 février dernier lorsque les États-Unis et Israël ont lancé une offensive surprise contre l’Iran, tuant le Guide suprême Ali Khamenei et fermant de facto le détroit d’Ormuz au commerce mondial. Le Pakistan a présenté l’« Accord d’Islamabad » — une proposition de cessez-le-feu immédiat suivie d’un cadre de règlement en quinze points — et Trump lui-même, qui appelle Munir « mon Field Marshal préféré », a publiquement salué cet effort. Radio Pakistan annonçait ce mercredi 8 avril que la diplomatie pakistanaise avait obtenu une première victoire : Washington suspend ses frappes. L’Iran, signe de bonne volonté, a autorisé vingt navires battant pavillon pakistanais à transiter par le détroit bloqué. Islamabad, coordinateur d’un front diplomatique associant la Turquie, l’Égypte et l’Arabie saoudite, est devenu le seul canal de communication entre deux belligérants qui se refusent à se parler directement.

Cette séquence stupéfie quiconque suit le Pakistan depuis vingt ans. Car ce même pays, il y a moins de six semaines, bombardait des positions talibanes à Kaboul et Kandahar dans le cadre de l’opération Ghazab Lil Haq. Ce même Asim Munir, médiateur de paix salué par Washington, est l’architecte des frappes sur l’Afghanistan, de l’opération contre les bases du BLA en territoire iranien en janvier 2024, et de l’ultimatum adressé aux talibans afghans : « Choisissez entre le TTP et le Pakistan. » La transformation est vertigineuse. Le Pakistan bombarde aujourd’hui ce qu’il a passé trente ans à construire — et négocie la paix là où il a lui-même tiré. Cette phrase, en apparence paradoxale, résume avec une brutalité désarmante la trajectoire de l’État pakistanais depuis l’avènement d’Asim Munir.

Pour comprendre la profondeur du renversement en cours, il faut remonter à Kandahar, en 1994. C’est là, dans la chaleur sèche du Pachtounistan afghan, que l’ISI contribue à faire émerger un mouvement qui lui semble alors parfaitement utile : les talibans de Mullah Omar. L’agence de renseignement pakistanaise n’invente pas le mouvement — il porte une logique sociale et religieuse propre au déchirement afghan d’après-guerre civile —, mais elle lui fournit le carburant stratégique qui lui permet de conquérir Kaboul en 1996. Le Pakistan devient l’un des trois seuls États au monde à reconnaître diplomatiquement l’Émirat islamique, aux côtés de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Ce n’est pas un choix idéologique marginal : c’est la doctrine officielle d’un État qui cherche « la profondeur stratégique » à l’ouest pour contrebalancer l’Inde à l’est. En 2001, au moment où les tours s’effondrent à Manhattan, le Pakistan fournit aux talibans des centaines de conseillers militaires et des milliers de combattants. Ce pacte faustien sera scellé dans l’urgence, mais ses clauses dureront bien au-delà du 11 septembre.

La décision de Pervez Musharraf de basculer dans le camp américain en 2001 ne met pas fin au double jeu : elle l’institutionnalise. Pendant deux décennies, l’ISI maintient des canaux ouverts avec la choura de Quetta, offre des sanctuaires dans les zones tribales, facilite le recrutement, protège les familles des commandants. L’étude interne de l’OTAN de 2012 — dont les conclusions, embarrassantes pour Islamabad, fuiteront dans la presse — qualifie l’ISI de facteur « critique » dans la survie et la renaissance des talibans après l’intervention américaine. Le terme est pesé : critique, pas auxiliaire, pas complice indirect. Central. Cette complicité structurelle explique ce que des généraux américains ne comprennent pas pendant vingt ans : pourquoi l’Afghanistan reste introuvable malgré des milliards de dollars de dépenses militaires. La réponse tient en une adresse postale : Peshawar, Quetta, Rawalpindi.

Mais le pacte a une clause cachée, que les architectes de la stratégie pakistanaise n’avaient pas lue attentivement. En instrumentalisant l’islamisme pachtoun, en rendant poreuse la ligne Durand, en laissant prospérer dans les zones tribales une culture de la guerre sainte dirigée contre d’autres, Islamabad crée les conditions de sa propre contre-violence. Le Tehrik-i-Taliban Pakistan naît en 2007 de cette équation mal maîtrisée. Le TTP n’est pas un clone des talibans afghans : là où ces derniers revendiquent l’émirat sur le territoire afghan et restent, dans leur logique profonde, un mouvement nationaliste religieux pachtoune, le TTP cible explicitement l’État pakistanais, ses institutions, ses forces de sécurité, ses civils. La distinction est capitale et les généraux pakistanais ont longtemps refusé de l’admettre, espérant gérer le TTP comme ils avaient géré les talibans — par la négociation intermittente, le rachat, la cooptation partielle. Cette stratégie échoue chaque fois qu’elle est tentée. Les attentats continuent, s’intensifient, s’étendent du Waziristan vers les grandes villes. Peshawar, Lahore, Karachi : le monstre frappe partout.

Lorsque Asim Munir prend la tête de l’armée en novembre 2022, il hérite de cette contradiction béante. Son prédécesseur, Qamar Javed Bajwa, avait encore espéré négocier une coexistence. Munir, lui, tranche. Formé à l’ISI dont il a dirigé les opérations, il connaît mieux que quiconque les rouages du double jeu — et il décide d’y mettre fin, au moins partiellement. Sa doctrine se cristallise autour d’un concept : la « géoéconomie ». Le Pakistan, dit-il en substance, ne peut pas être une puissance régionale s’il est perpétuellement saigné par une insurrection intérieure et s’il laisse des acteurs extérieurs menacer les corridors économiques qui constituent sa seule vraie carte de développement. Le CPEC — Corridor économique Chine-Pakistan — traversant le Baloutchistan jusqu’au port de Gwadar représente des dizaines de milliards de dollars d’investissements chinois. Laisser le BLA le saboter impunément, c’est tuer la seule grande ambition économique du pays. La répression n’est donc plus seulement sécuritaire : elle est existentielle au sens géostratégique.

C’est dans ce cadre qu’il faut lire les événements de janvier 2024. L’Iran, irrité par les activités du groupe Jaish ul-Adl — islamistes sunnites baloutches qu’Islamabad tolérait —, frappe le Baloutchistan pakistanais avec des drones et des missiles. La réaction d’Islamabad est immédiate et sans précédent : le 18 janvier 2024, l’opération Marg Bar Sarmachar — « Mort aux combattants de la liberté » en dari, le nom même portant son message — frappe sept cibles du BLA et du BLF en territoire iranien, dans les zones de Saravan, Sham-e-Sar et Hanag. Les vecteurs utilisés — drones Wing Loong II de fabrication chinoise, F-16 américains, JF-17 et J-10C — illustrent à eux seuls la nature composite de la puissance militaire pakistanaise. C’est la première frappe étrangère sur sol iranien depuis la guerre Iran-Irak, dont le dernier épisode remontait à 1988. Téhéran proteste, rappelle son ambassadeur, menace. Islamabad ne s’excuse pas. Cette fermeté calculée est un signal adressé non seulement à l’Iran mais à l’ensemble de la région : le Pakistan d’Asim Munir frappe en dehors de ses frontières, et il l’assume.

L’affrontement avec les talibans afghans monte en puissance tout au long de 2025. Le BLA lance son « Operation Herof » : 71 attaques coordonnées frappent 51 localités, culminant dans la prise d’otages spectaculaire du train Jaffar Express en mars 2025 — un coup de communication terroriste conçu pour humilier l’armée pakistanaise en direct. Mais c’est avec le TTP que la rupture devient totale. L’opération Khyber Storm, en octobre 2025, marque un seuil. Pour la septième fois depuis août 2021, des avions pakistanais pénètrent l’espace aérien afghan. Cette fois, les frappes touchent Kaboul directement — le quartier Abdul Haq Square, où se trouverait Noor Wali Mehsud, le chef du TTP —, ainsi que Khost, Jalalabad et Paktika. Kaboul dénonce une agression, Islamabad répond que la tolérance afghane du TTP équivaut à une déclaration de guerre. Le 19 octobre, sous médiation du Qatar et de la Turquie, un cessez-le-feu est signé à Doha : les talibans afghans s’engagent à ne plus soutenir le TTP. La trêve tiendra moins de quatre mois.

En février 2026, le BLA tue 31 civils et 17 membres des forces de sécurité dans des attaques coordonnées, avec, selon Islamabad, un soutien logistique des talibans afghans. La réponse est d’une intensité sans précédent : les 21 et 22 février, le Pakistan frappe Nangarhar, Paktika, Khost, Kaboul, Kandahar, Paktia — 46 sites en deux jours, 684 combattants tués selon le décompte pakistanais, et une avancée territoriale sur 32 kilomètres carrés dans l’enclave afghane de Ghudwana. Le nom donné à l’opération — « Ghazab Lil Haq », la Colère pour la Vérité — relève du langage religieux mobilisé à des fins de politique de puissance pure. Le général Munir, devenu en novembre 2025 « Field Marshal » et « Chef des Forces de Défense » par le biais du 27e amendement constitutionnel — qui lui confère également la tutelle de l’arsenal nucléaire —, personnifie désormais une rupture doctrinale institutionnalisée. Ce n’est plus un général qui fait la guerre : c’est une architecture constitutionnelle qui la légitimise.

La rupture avec les talibans ne se lit pas seulement dans les frappes aériennes : elle se lit aussi dans les coulisses d’Islamabad, où l’ISI joue désormais une partition radicalement inversée. Depuis 2024, des sources convergentes affirment que les services pakistanais ont établi des contacts discrets avec le Front national de résistance d’Ahmad Massoud et avec l’Afghanistan Freedom Front de Yasin Zia — les deux principales organisations militaires de la résistance anti-talibane. Des rumeurs persistantes, non démenties par Islamabad, évoquent l’ouverture de bureaux de liaison de ces deux mouvements dans la capitale pakistanaise, une hypothèse que les talibans eux-mêmes ont validée à leur manière : en janvier 2025, Kaboul accusait publiquement le Pakistan de déployer des combattants du NRF depuis le territoire pakistanais pour mener des opérations en Afghanistan. Le signal le plus éloquent est venu des groupes eux-mêmes.

Le 22 février 2026, au lendemain des premières frappes de l’opération Ghazab Lil Haq,  Ahmad Massoud prenait publiquement la parole pour remercier le Pakistan « au nom de la nation afghane » d’avoir frappé les camps terroristes en Afghanistan, tandis que son directeur des relations extérieures, Ali Maisam Nazary, martelait que « la prise de pouvoir des talibans en 2021 a déchaîné l’instabilité régionale » en désignant TTP, Al-Qaïda et BLA comme ses fruits directs — un alignement sans précédent entre la résistance afghane et la puissance militaire pakistanaise. L’AFF, de son côté, a observé le même silence approbateur lors de l’opération Ghazab Lil Haq en février 2026, ne formulant aucune condamnation là où toute la communauté internationale s’inquiétait des victimes civiles. En début 2025, le membre du NRF Abdul Hafiz Mansoor confirmait qu’« Islamabad avait approché le NRF pour des négociations » et que le mouvement « accueillait favorablement cette décision ». Le forgeron qui a créé les talibans courtise désormais leurs ennemis. L’ISI n’a pas changé de méthode — elle instrumentalise toujours des groupes armés afghans à des fins stratégiques — mais elle a changé de camp.

La triangulation avec l’Inde achève de recomposer le tableau géopolitique régional. L’opération Sindoor, menée par New Delhi en mai 2025 après l’attentat de Pahalgam qui fit 26 morts, ravive la confrontation indo-pakistanaise dans une séquence déjà saturée de tensions. Mais la charge la plus lourde vient d’Asim Munir lui-même, qui affirme en décembre 2025 que « 70 % des combattants du TTP sont afghans » et que l’Inde soutient le groupe comme proxy pour déstabiliser le Pakistan. L’accusation n’est pas gratuite sur le fond — New Delhi a des intérêts évidents à voir l’armée pakistanaise embourbée dans deux fronts simultanés —, mais elle sert aussi une fonction interne : justifier la militarisation accélérée du régime en désignant une menace existentielle multi-directionnelle. Quand tout le voisinage devient ennemi, la centralisation du pouvoir militaire devient rationnelle aux yeux de l’opinion.

Ce que la période 2024-2026 révèle sur le Pakistan est à la fois fascinant et inquiétant. Fascinant parce qu’un État longtemps décrit comme un « État voyou » calibrant sa politique extérieure sur l’instrumentalisation du terrorisme tente — sincèrement ou sous la contrainte — une transformation doctrinale majeure. Inquiétant parce que les moyens choisis pour opérer cette transformation sont précisément ceux qui ont produit le désastre initial : la violence militaire unilatérale, le mépris des frontières internationales, la concentration du pouvoir dans les mains d’un seul homme. Le Pakistan ne sort pas du paradigme sécuritaire qui le définit depuis 1947 ; il le redéploie. Les drones qui frappent Saravan et Kaboul ne sont pas les instruments d’un État qui a renoncé à la coercition comme instrument central de sa politique : ils sont la dernière expression de cette logique, retournée contre des acteurs différents.

Les contradictions profondes demeurent entières. Le TTP existe en partie parce que l’ISI a créé une culture institutionnelle de soutien aux groupes armés non étatiques que des décennies de pratique ont rendue presque génétique. Les mêmes réseaux qui canalisaient les recrues vers Kaboul dans les années 1990 existent encore dans leurs ramifications sociales, tribales, madrassiques. Prétendre les éradiquer par des bombardements, sans traiter les conditions économiques et politiques qui les nourrissent dans les zones pachtounes et baloutches, revient à couper les têtes visibles d’une hydre dont les racines sont intactes. L’opération Ghazab Lil Haq frappe des positions, pas des causes.

Et Noor Wali Mehsud, toujours vivant, continue de diriger le TTP depuis les montagnes afghanes. La question qui hante la transformation stratégique pakistanaise n’est pas de savoir si Asim Munir a le courage d’attaquer : les frappes sur Kaboul ont répondu. La vraie question est celle-ci : un État peut-il se débarrasser de monstres qu’il a lui-même convoqués, avec les seuls outils qui les ont engendrés, sans se transformer lui-même en quelque chose d’aussi menaçant que ce qu’il combat ?

Bréviaire des sigles

AFF — Afghanistan Freedom Front (Front de la liberté afghane)
Organisation militaire anti-talibane fondée en mars 2022 par Yasin Zia, ancien chef d’état-major de l’armée afghane républicaine. Conduit des opérations de guérilla en Afghanistan et coordonne ponctuellement ses actions avec le NRF. Réputé proche d’Islamabad depuis sa fondation.

BLA — Balochistan Liberation Army (Armée de libération du Baloutchistan)
Principal mouvement armé séparatiste baloutche, fondé dans les années 2000. Désigné organisation terroriste par le Pakistan, les États-Unis, l’Union européenne et la Chine. Cible les forces de sécurité pakistanaises, les travailleurs chinois liés au CPEC et les infrastructures de Gwadar. A revendiqué l’opération Herof (2025) et la prise d’otages du train Jaffar Express.

BLF — Balochistan Liberation Front (Front de libération du Baloutchistan)
Mouvement séparatiste baloutche distinct du BLA, aux orientations plus laïques et nationalistes. Désigné terroriste par le Pakistan. Souvent actif en coordination avec le BLA, notamment en territoire iranien.

CPEC — China-Pakistan Economic Corridor (Corridor économique Chine-Pakistan)
Méga-projet d’infrastructures d’une valeur de plus de 60 milliards de dollars, reliant la province chinoise du Xinjiang au port pakistanais de Gwadar sur la mer d’Arabie. Clé de voûte de l’Initiative Ceinture et Route de Pékin. Cible récurrente du BLA, qui y voit l’instrument de la dépossession économique du Baloutchistan.

IEA — Islamic Emirate of Afghanistan (Émirat islamique d’Afghanistan)
Désignation officielle de l’État afghan sous gouvernance talibane, rétabli en août 2021 après le retrait des forces américaines. Non reconnu internationalement mais interlocuteur de facto de la plupart des puissances régionales.

ISI — Inter-Services Intelligence
Direction du renseignement militaire pakistanais, rattachée à l’armée de terre. Institution la plus puissante du pays, souvent décrite comme un État dans l’État. A joué un rôle central dans la création, le financement et la protection des talibans depuis les années 1990, avant de pivoter sous Asim Munir vers une posture ouvertement hostile à Kaboul.

ISKP / ISIS-K — Islamic State Khorasan Province (État islamique — Province du Khorasan)
Branche régionale de l’État islamique, active principalement en Afghanistan et au Pakistan. Ennemi commun des talibans afghans, du TTP et d’Islamabad, ce qui en fait la seule cible sur laquelle Pakistan et Kaboul affichaient encore, jusqu’en 2025, un intérêt convergent.

NRF — National Resistance Front (Front national de résistance)
Organisation militaire anti-talibane dirigée par Ahmad Massoud, fils du commandant Massoud. Fondée en août 2021 dans la vallée du Panchir. Rassemble principalement des combattants tadjiks, hazaras et ouzbeks ainsi que des Pachtounes anti-talibans. A revendiqué plus de 2 000 attaques contre les talibans depuis sa création. Depuis 2024, entretient des contacts discrets avec l’ISI pakistanaise.

PAF — Pakistan Air Force (Force aérienne pakistanaise)
Bras armé des opérations décrites dans cet article : a conduit les frappes en Iran (janvier 2024), en Afghanistan (opérations Khyber Storm en octobre 2025 et Ghazab Lil Haq en février 2026). Dispose d’une flotte mixte comprenant des F-16 américains, des JF-17 et J-10C d’origine sino-pakistanaise.

TTP — Tehrik-i-Taliban Pakistan (Mouvement des talibans du Pakistan)
Fondé en 2007 dans les zones tribales pakistanaises. Désigné organisation terroriste par Islamabad. Distinct des talibans afghans dans ses objectifs — il cible l’État pakistanais et non l’Afghanistan —, mais idéologiquement apparenté et opérationnellement lié à eux. Dirige ses opérations depuis le territoire afghan sous le commandement de Noor Wali Mehsud. Islamabad lui attribue la majorité des attentats meurtriers perpétrés au Pakistan depuis 2007.

UNAMA — United Nations Assistance Mission in Afghanistan
Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan. A documenté les victimes civiles des frappes pakistanaises et appelé les deux parties au respect du droit international humanitaire lors des conflits de 2025 et 2026.