
Naji :
Les gens cherchent refuge auprès de la maison de Dieu même en utilisant un visa de pèlerinage Omra pour fuir les talibans
Davoud Naji, président du comité politique du Front de libération de l’Afghanistan, a déclaré que le groupe taliban prétend assurer la sécurité et la charia, mais que les gens s’échappent de ce groupe par tous les moyens possibles.
Il a évoqué ce sujet mardi 9 Dey (calendrier persan) dans un message sur le réseau X, ajoutant que les gens cherchent refuge auprès de la maison de Dieu même en utilisant un visa de pèlerinage Omra pour fuir les talibans.
Selon lui, le taux d’émigration d’Afghanistan sous le régime taliban a augmenté de manière sans précédent, car ce groupe a détruit « l’espoir » et « l’avenir ».
Ces déclarations interviennent alors que le groupe taliban a précédemment confirmé que certains pèlerins afghans ne retourneraient pas d’Arabie saoudite en Afghanistan.
Il convient de noter qu’après la prise de pouvoir des talibans, un grand nombre de citoyens afghans ont quitté le pays en raison de la peur, du chômage, de la pauvreté et des restrictions imposées par ce groupe.

Dans le cadre de cette même approche, Yasin Zia, en réaction aux récentes déclarations d’Ashraf Ghani Ahmadzai concernant la situation actuelle du pays, qui mettait en garde contre sa partition, a affirmé que « leur lutte est contre le groupe taliban, non pas pour la partition, mais pour la liberté de l’Afghanistan » ; cette prise de position claire révèle une fois de plus l’effort de ce courant militaire pour redéfinir le concept de lutte dans le cadre de l’intégrité territoriale de l’Afghanistan et de la souveraineté nationale ; insistant sur le remplacement de la répression par la participation et le retour du peuple au cœur de la politique, et non sur la fragmentation géographique ou la création d’alternatives morcelées.
Les résultats de ce rapport montrent que l’une des distinctions les plus marquantes du Front de libération de l’Afghanistan par rapport au groupe taliban et aux autres courants d’opposition au cours des quatre dernières années est la stabilité et la persistance de ce courant militaire. Alors que plusieurs courants politiques ont oscillé ces dernières années entre l’espoir d’un dialogue et le doute quant à son efficacité, le Front de libération est resté fidèle dès les premiers jours du régime taliban à une approche unique, considérant le groupe taliban non pas comme un partenaire politique, mais comme une structure autoritaire et monopolistique, et que la lutte militaire organisée est la seule option efficace face à une telle structure.
Selon les experts, cette persistance dans la position a transformé le récit du Front de libération en une ligne constante et suivie sur la scène de l’opposition.
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