
Le secrétariat de la Délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Afghanistan a indiqué à l’ancien député afghan Baktash Siawash qu’il soutiendrait les efforts en faveur de la reconnaissance de l’apartheid de genre. Il a précisé que les travaux sur une nouvelle convention relative aux crimes contre l’humanité se poursuivaient.
Selon une copie de la lettre obtenue par Afghanistan International, Raquel García Hermida-van der Walle, présidente de la délégation, a remercié Baktash Siawash pour sa pétition.
Le secrétariat a souligné que, le cas échéant et dans les limites de son mandat, la délégation coopérerait pour faire avancer l’examen de la codification de l’« apartheid de genre » au Parlement européen.
Le secrétariat a également indiqué que le site internet de la Délégation pour les relations avec l’Afghanistan propose des kits d’accueil et des brochures d’information destinés aux députés nouvellement élus.
La commission des pétitions du Parlement européen a récemment informé Baktash Siawash, par courrier, qu’elle examinerait la question de la reconnaissance de l’apartheid de genre en Afghanistan le 5 novembre à Bruxelles.
Ces derniers mois, des militantes afghanes des droits des femmes et des défenseurs des droits humains ont organisé des sit-in à Bruxelles, à Strasbourg et à Genève. Elles ont recueilli des milliers de signatures pour demander aux institutions européennes d’adopter une position plus ferme face à l’exclusion systématique des femmes de la vie publique en Afghanistan.
Baktash Siawash avait déjà déclaré à Afghanistan International qu’il était en contact avec des représentants de l’Union européenne et qu’il avait transmis une pétition rassemblant plus de 5 000 signatures.
Il a prévenu que les manifestations se poursuivraient et s’intensifieraient si les revendications des Afghanes et de l’ensemble de la population n’étaient pas prises au sérieux.
Ces derniers jours, l’Union européenne a exprimé sa préoccupation face à la détérioration de la situation des droits humains en Afghanistan lors de la Troisième Commission de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle a condamné fermement les discriminations et la répression fondées sur le genre, graves et institutionnalisées, contre les femmes et les filles.
Dans une déclaration, l’UE a affirmé que la violation systématique des droits des femmes et des filles en Afghanistan pouvait constituer une persécution fondée sur le genre et un crime contre l’humanité.
En mai 2026, le Parlement européen a adopté une résolution sur la situation des droits humains en Afghanistan.
Lors d’une session plénière, le Parlement a condamné le code de procédure pénale des tribunaux des talibans. Il a demandé la fin des flagellations et des exécutions publiques, ainsi que des sanctions contre les dirigeants talibans.