Un sanctuaire terroriste qui s’épaissit dans l’indifférence

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Terrorisme · Mise à jour
Dossier terrorisme au 14 août 2026
Un sanctuaire qui s'épaissit dans l'indifférence
Des combattants d'Al·Shabaab venus de Somalie sont arrivés en Afghanistan. Le fait, consigné par la dernière équipe de surveillance des sanctions de l'ONU, dit tout d'une époque : le pays redevient le point de convergence du terrorisme transnational, plus concentré qu'en 2000 et 2001, et personne ne s'en préoccupe.
Le trente·huitième rapport de l'équipe de soutien analytique et de surveillance des sanctions du Conseil de sécurité, publié le 10 août 2026, couvre la période allant jusqu'au 9 juin. Au milieu d'un tableau mondial de la menace posée par Daech, Al·Qaïda et leurs affiliés, une ligne passe presque inaperçue : plusieurs combattants d'Al·Shabaab ont quitté la Somalie pour l'Afghanistan. Les mesures du gouvernement somalien ont réduit ces déplacements sans les arrêter. Le rapport ne donne ni chiffre, ni date, ni itinéraire, ni lieu de résidence. Il note seulement le mouvement, comme il note dans le même document l'arrivée d'individus liés à d'autres groupes en provenance de Syrie.
Al·Shabaab est l'un des principaux affiliés d'Al·Qaïda en Afrique de l'Est. Les taliban entretiennent avec la maison mère une relation ancienne, jamais rompue. Que des combattants est·africains fassent aujourd'hui le chemin vers le nord de l'Afghanistan n'est pas un accident : c'est le symptôme d'un sanctuaire qui attire de nouveau, faute de toute pression pour l'en empêcher.
01 · Le comptage
Environ treize mille combattants étrangers, sur une base onusienne inchangée
Le comptage de référence reste celui du rapport S/2025/482 de juillet 2025, qui évaluait à près de treize mille le nombre de combattants étrangers présents en Afghanistan. Le rapport d'août 2026 ne fournit pas de nouvelle ventilation par groupe. Il précise même que des chiffres fiables, organisation par organisation, sont difficiles à obtenir, et que ses appréciations reflètent tantôt un consensus, tantôt un éventail de vues entre États membres. Le tableau ci·dessous conserve donc les ordres de grandeur onusiens, actualisés des seuls mouvements qualitatifs documentés depuis.
Combattants étrangers en Afghanistan
Effectif estimé
Tehrik·e·Taliban Pakistan (TTP)
~ 6 200
État islamique province du Khorasan (EIIL·K)
2 000 à 3 000
Autres groupes (une vingtaine d'organisations)
~ 2 500
Al·Qaïda et AQIS
~ 900
Mouvement islamique d'Ouzbékistan (IMU)
~ 300
Mouvement islamique du Turkestan oriental (ETIM/TIP)
~ 300
Jamaat Ansarullah (Tadjikistan)
~ 300
Sous·total combattants étrangers
~ 13 000
Source : équipe de surveillance de l'ONU, rapport S/2025/482, juillet 2025. À ce contingent étranger s'ajoutent les forces sous commandement taliban, estimées à environ 150 000 hommes par l'IISS (Military Balance 2026), dont quelque 500 cadres d'Al·Qaïda fondus dans les rangs taliban et du TTP. Le total, de l'ordre de 163 000 combattants, additionne des catégories de nature différente : force gouvernante et groupes terroristes ne sont pas équivalents, mais partagent structures, ressources et, en partie, idéologie.
Ces chiffres appellent une lecture prudente. Ils ne comptent que les étrangers. Ils n'intègrent pas les Afghans des réseaux affiliés. Ils ignorent les cadres d'Al·Qaïda passés dans les structures taliban, ce qui rend poreuse la frontière entre organisations et tout décompte partiellement artificiel. L'arrivée de combattants d'Al·Shabaab et le redéploiement de vétérans venus de Syrie ne modifient pas encore ces ordres de grandeur, faute de données chiffrées, mais ils indiquent une tendance : le vivier s'élargit, il ne se contracte pas.
02 · Ce que dit le trente·huitième rapport
Un problème que les autorités de facto n'ont pas su juguler
Le rapport identifie l'EIIL·K comme la première menace terroriste, pour les taliban comme pour la région. Les opérations menées par les taliban et par le Pakistan ont infligé des revers sérieux au groupe, mais l'équipe de surveillance estime qu'il se reconstruit et a retrouvé la capacité de mener, par intermittence, des attaques à fort retentissement. Les autorités, conclut le rapport, n'ont pas été en mesure de juguler le problème terroriste. Le nombre d'attaques de l'EIIL·K a reculé en Afghanistan mais progressé au Pakistan. Le groupe se serait déplacé vers le nord, aurait dispersé ses activités d'entraînement le long de la frontière et conserverait une présence dans la banlieue de Kaboul.
Deux attaques sont citées. Le 19 janvier, un attentat·suicide contre un restaurant chinois du centre de Kaboul, revendiqué par l'EIIL·K, a tué douze personnes et en a blessé quinze. Le 10 avril, une fusillade devant un sanctuaire chiite à Hérat a fait au moins onze morts et onze blessés : l'attaque n'a pas été revendiquée et le rapport ne l'attribue pas au groupe, tout en rappelant ses antécédents contre la communauté hazara chiite. Le rapport signale aussi l'intérêt de l'EIIL·K pour les armes chimiques et biologiques et la circulation, depuis un an, d'instructions sur la fabrication de ricine. Il ne dit pas que le groupe a produit ou employé un tel agent.
Le TTP demeure une source majeure de tension entre Kaboul et Islamabad. Il a annoncé une nouvelle structure, comprenant deux divisions supplémentaires et une unité qu'il présente comme une force aérienne, et lancé en mars une offensive de printemps baptisée Opération Khyber. Dans le même temps, les taliban tentent de le brider : ils auraient déplacé environ deux mille combattants du TTP et leurs familles loin de la frontière, vers l'intérieur du pays, et Akhundzada aurait averti les dirigeants du mouvement, par canaux détournés, de cesser leurs attaques contre le Pakistan sous peine de perdre son soutien. Ces éléments sont rapportés au conditionnel par le rapport lui·même.
Al·Qaïda, elle, ne bouge pas : sa force et son statut en Afghanistan restent inchangés. Le réseau continue de fournir orientation idéologique, entraînement et soutien au TTP. Le 28 avril, son organe médiatique a publiquement soutenu, pour la première fois, les opérations du TTP contre le Pakistan. Sa branche régionale, l'AQIS, se transforme d'une nébuleuse fragmentée en entité régionale structurée, ses dirigeants résidant à Kaboul et ayant reçu des documents d'identité afghans, signe, note le rapport, d'une coopération étroite avec les taliban.
03 · Pire qu'en 2000
Plus dense, mieux armé, moins surveillé
La comparaison avec la fin des années 1990 n'est pas rhétorique. Avant 2001, Al·Qaïda exploitait un petit nombre de camps. Les preuves documentées, notamment onusiennes, en recensent aujourd'hui au moins une dizaine, certaines estimations non confirmées évoquant plusieurs dizaines de sites. Les combattants ont accès à un stock d'équipements militaires évalué à plus de sept milliards de dollars, abandonné ou transféré avant le retrait occidental : dispositifs de vision nocturne, imageurs thermiques, systèmes de tir de précision, drones. Le trente·huitième rapport confirme que la disponibilité de ces armes continue de permettre aux taliban d'en transférer au TTP et à d'autres groupes, et que cette prolifération a rendu ces organisations plus létales.
S'ajoute une dimension que l'Afghanistan de l'an 2000 ne connaissait pas : le recrutement en ligne, qui démultiplie le vivier sans exiger la présence physique dans un camp, et l'usage d'outils d'intelligence artificielle pour traduire et diffuser la propagande en plusieurs langues. La menace n'est pas un vestige des années 1990 remis en route : c'est une version modernisée, mieux équipée, plus interconnectée, installée sur un territoire dont plus aucun service occidental n'assure la surveillance rapprochée.
Et pourtant. Ce dossier est de ceux que l'on lit le moins. Les chancelleries occidentales, absorbées par d'autres fronts, détournent le regard. Le rédacteur de ces lignes le constate à chaque livraison : les notes consacrées au regroupement des terroristes en Afghanistan comptent parmi les moins consultées. En 2000 et 2001, l'Afghanistan des camps était au moins un objet d'attention. Aujourd'hui, plus dense et mieux doté, il n'intéresse presque personne. L'arrivée discrète de combattants d'Al·Shabaab, une ligne dans un rapport de plusieurs dizaines de pages, résume cet aveuglement : la menace se recompose à bas bruit, et le silence qui l'accompagne est la condition même de son retour.
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Sources et références
ONU · Conseil de sécurité
Trente·huitième rapport de l'équipe de soutien analytique et de surveillance des sanctions (régime 1267/1989/2253, ISIL·Daech, Al·Qaïda et entités liées). Document S/2026/651, transmis par lettre du 6 août 2026, publié le 10 août 2026. Période couverte : 16 décembre 2025 au 9 juin 2026.
ONU · Conseil de sécurité
Rapport S/2025/482, équipe de surveillance, Comité 1988. Effectifs des combattants étrangers en Afghanistan, juillet 2025.
Amu TV
UN report : Taliban unable to suppress terrorist threat in Afghanistan, 13 août 2026. amu.tv/249882
IISS
The Military Balance 2026. Effectifs des forces sous commandement taliban, environ 150 000, février 2026.
L'arrivée de combattants d'Al·Shabaab et le transfert d'individus liés à d'autres groupes depuis la Syrie proviennent du seul trente·huitième rapport de l'ONU, sans précision de nombre, d'itinéraire ni de lieu. Information de source unique à ce stade. Les mesures taliban visant le TTP (relocalisation, avertissement d'Akhundzada) sont rapportées au conditionnel par le rapport.

Les jeunes aux côtés d’Al-Qaïda, du TTP et de Daech :
Comment les talibans ont-ils transformé l’Afghanistan en un terrain de rassemblement pour les terroristes internationaux ?

Auteur : Yima Jalaluddin pour Bazgasht News

Un récent rapport du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les activités de Daech, d’Al-Qaïda et des groupes qui leur sont liés, a une fois de plus placé l’Afghanistan au centre des préoccupations sécuritaires régionales. Le 38e rapport de l’équipe de soutien analytique et de surveillance des sanctions du Conseil de sécurité, publié le 10 août 2026, fait état de la présence et des activités continues de réseaux terroristes en Afghanistan, du transfert d’un certain nombre de combattants étrangers vers ce pays et du maintien des capacités opérationnelles de certains groupes.
Parmi les conclusions de ce rapport, l’affirmation selon laquelle un grand nombre de combattants du groupe al-Shabaab en Somalie se sont rendus en Afghanistan, la présence d’éléments liés à Al-Qaïda, à Daech-Khorasan, au mouvement islamique du Turkestan oriental et à d’autres groupes armés, ainsi que le soutien des talibans au Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP), revêtent une importance particulière.

Ce rapport est bien entendu basé sur des informations et des évaluations fournies par les États membres de l’ONU. La juxtaposition des conclusions du rapport avec les événements sur le terrain et les rapports régionaux soulève une question sérieuse : l’Afghanistan est-il en train de redevenir un terrain de rassemblement et de reproduction de réseaux armés transfrontaliers ?

  1. Al-Shabaab, d’Afrique de l’Est à l’Afghanistan : un autre signe de la nature transfrontalière de la crise terroriste.

L’un des points importants du rapport du Conseil de sécurité est la mention du déplacement d’un grand nombre de combattants et de commandants d’al-Shabaab de Somalie vers l’Afghanistan. Le document ne fournit pas de détails précis sur le nombre de ces personnes, leurs itinéraires d’entrée ou leurs lieux de résidence ; cependant, le simple fait de mentionner un tel déplacement indique que les développements en Afghanistan ne peuvent être analysés que dans le cadre d’une crise interne.
Al-Shabaab est l’un des groupes les plus importants liés à Al-Qaïda en Afrique de l’Est. Si le transfert de membres de ce groupe vers l’Afghanistan est confirmé et se poursuit à l’avenir, cela pourrait être le signe de liens transfrontaliers entre les réseaux extrémistes et de l’attrait de l’Afghanistan en tant qu’abri pour une partie des forces extrémistes internationales.

Dans le même contexte, le rapport du Conseil de sécurité mentionne également l’arrivée en Afghanistan d’un certain nombre de personnes liées à d’autres groupes en provenance de Syrie.

  1. Daech-Khorasan

Le Conseil de sécurité considère toujours Daech-Khorasan comme la plus grande menace terroriste pour la région. Ce groupe a subi des pertes importantes ces dernières années en raison des opérations menées au Pakistan, mais le rapport indique qu’il a conservé sa capacité à mener des attaques en dehors de l’Afghanistan.
La diminution des attaques de Daech-Khorasan en Afghanistan, parallèlement à l’augmentation de son activité au Pakistan, ne signifie pas nécessairement la destruction de ce groupe. Le rapport parle d’une phase de reconstruction de Daech-Khorasan, une phase qui pourrait inclure le recrutement de nouveaux membres, la formation, le déplacement de réseaux et le développement de capacités opérationnelles.
L’accès de ce groupe à de nouveaux équipements en Afghanistan, notamment des drones, des dispositifs de vision nocturne et des caméras thermiques, est une autre source de préoccupation.

Le transfert d’une partie des forces de Daech-Khorasan vers le nord de l’Afghanistan et la dispersion des centres de formation dans les régions méridionales et frontalières de l’Afghanistan montrent également que les frontières géographiques ne constituent pas un obstacle insurmontable pour les réseaux armés.
L’attaque suicide contre un restaurant chinois à Kaboul en janvier et l’attaque mortelle contre un lieu de pèlerinage chiite à Hérat en avril sont pertinentes dans ce contexte ; ces attaques montrent que, même dans des conditions de réduction de certaines opérations, la capacité de violence de Daech-Khorasan reste intacte. Bien que les médias pensent que certaines de ces opérations contre les chiites sont menées par les talibans eux-mêmes, et que, en raison d’une certaine affinité qui existe entre ce groupe et Daech, le groupe Daech revendique la responsabilité de ces actes.

Les jeunes aux côtés d’Al-Qaïda, du TTP et de Daech :
Comment les talibans ont-ils transformé l’Afghanistan en un terrain de rassemblement pour les terroristes internationaux ?

  1. Al-Qaïda : un réseau préservé et renforcé en Afghanistan

L’un des messages les plus importants du rapport du Conseil de sécurité est que Al-Qaïda est toujours présent en Afghanistan. Des rapports avaient déjà été publiés à plusieurs reprises concernant la présence d’Al-Qaïda, y compris de Hamza ben Laden, le fils d’Oussama, dans certaines parties de l’Afghanistan. Quoi qu’il en soit, bien que ce groupe ait une structure différente de celle de son apogée, ses réseaux affiliés, ainsi que ses relations idéologiques et opérationnelles, restent actifs.
Ce rapport récent mentionne la présence de dirigeants d’Al-Qaïda dans le sous-continent indien, à Kaboul, et indique que des cartes d’identité afghanes auraient été délivrées à des membres de ce réseau. Si cette évaluation est correcte, cela ne se limite pas à offrir un refuge à quelques individus ; cela pourrait indiquer une relation organisée entre les éléments des réseaux d’Al-Qaïda et les structures dirigeantes en Afghanistan.

De plus, le soutien médiatique d’Al-Qaïda au Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP) est très important. En avril, pour la première fois, le fondation Al-Sahab, le média officiel d’Al-Qaïda, a publiquement soutenu le TTP dans ses opérations contre le Pakistan.

  1. Le TTP : un maillon entre la crise afghane et pakistanaise

Peut-être qu’aucun groupe n’a autant joué un rôle direct dans le lien entre la politique des talibans afghans et la crise de sécurité pakistanaise que le Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP).
Le Conseil de sécurité indique que les talibans afghans ont continué à apporter un soutien important au TTP, et que l’augmentation des attaques de ce groupe contre le Pakistan a exacerbé les tensions entre les deux pays. Le rapport indique également qu’environ deux mille combattants du TTP et leurs familles ont été transférés de régions proches de la frontière pakistanaise vers des régions intérieures de l’Afghanistan.

Parallèlement, le rapport fait état d’avertissements non publics d’Hibatullah Akhundzada aux dirigeants du TTP, soulignant la nécessité de cesser les attaques contre le Pakistan, et suggérant que, dans le cas contraire, le soutien des talibans pourrait être retiré.
Cette situation crée une contradiction importante : d’une part, les talibans cherchent à se présenter comme un gouvernement stable en Afghanistan et un acteur régional responsable, mais, d’autre part, leurs relations avec des groupes qui combattent des pays voisins restent l’un des principaux facteurs de méfiance régionale.

  1. Le nord et l’est de l’Afghanistan : de Badakhshan à Wakhan, de nouvelles préoccupations

Le rapport du Conseil de sécurité contient également des points importants concernant le mouvement islamique de l’Asie centrale (IMU). Selon l’évaluation, ce groupe s’est de nouveau concentré à Badakhshan, en particulier dans le corridor de Wakhan, et a établi des bases à Kunduz.
Badakhshan est d’une importance capitale en raison de sa situation géographique particulière. Cette province est liée géographiquement au Tadjikistan, à la Chine et au Pakistan, et tout déploiement de réseaux armés dans cette région peut accroître les préoccupations des pays voisins.

Parallèlement, des rapports sur le terrain font état de combats armés à Zibak, dans le district de Badakhshan, ce qui donne une image plus complexe de la situation sécuritaire de cette province. Dans l’un des rapports publiés, le Front de libération de l’Afghanistan, en collaboration avec d’autres groupes, a déclaré avoir ciblé des forces étrangères soutenant les talibans sur la route de Zibak, tuant ou blessant cinq personnes.
Si la présence de forces étrangères dans de tels endroits est confirmée, cela indiquerait des dimensions transfrontalières de la crise sécuritaire afghane.

  1. L’Afghanistan et l’accumulation de groupes extrémistes armés

En plus du rapport du Conseil de sécurité, des listes de plus de 20 groupes armés et terroristes qui seraient présents en Afghanistan ou dans les régions environnantes ont été publiées. Ces groupes sont actifs et disposent de capacités opérationnelles indépendantes en Afghanistan.
Cependant, la principale préoccupation demeure. La présence de réseaux d’Asie centrale, du Pakistan, de la Chine, du Moyen-Orient et même de l’Afrique aux côtés des talibans afghans montre que la crise de ce pays a dépassé les frontières nationales.
Le problème principal n’est pas seulement le nombre de groupes ; il s’agit également du réseau de communication, du transfert de personnel, du financement, de la formation, de l’accès aux armes et de la possibilité d’utiliser la géographie de l’Afghanistan (avec l’aide des talibans) comme lieu d’organisation ou de repos pour les forces.

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