Des membres du Parlement européen poussent à l’annulation de la visite des Talibans à Bruxelles

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Pina Picierno, vice-présidente du Parlement européen, a averti que tout accord avec les Talibans reviendrait à reconnaître un régime accusé de crimes contre l’humanité contre les femmes.

Elle a déclaré que les membres du Parlement européen s’opposaient à toute normalisation des relations avec les Talibans.

Cette mise en garde intervient après que la Commission européenne a récemment invité des responsables talibans à des discussions sur le retour des réfugiés afghans, une initiative critiquée par plusieurs responsables politiques européens et organisations de défense des droits humains.

Plus tôt, Hannah Neumann, membre du Parlement européen, a réagi aux informations faisant état d’une possible visite des Talibans à Bruxelles dans les prochaines semaines en affirmant qu’il ne pouvait y avoir ni légitimité ni accords pour les Talibans.

Dans une remarque critique, elle a déclaré : « Des responsables de l’UE déroulent le tapis rouge aux Talibans à Bruxelles. »

La Commission européenne a toutefois insisté sur le fait que ces contacts ne constituaient pas une reconnaissance officielle des Talibans et qu’ils étaient menés uniquement à un niveau technique et opérationnel.

La Commission a également indiqué qu’aucun dirigeant taliban de haut rang ne participerait aux discussions.

Néanmoins, Pina Picierno a indiqué jeudi, dans une publication sur X, avoir adressé une question écrite à la Commission européenne afin d’obtenir des clarifications sur l’invitation adressée aux responsables talibans.

Elle a demandé comment la Commission pouvait justifier une telle initiative alors que les Nations unies considèrent le retour forcé des réfugiés afghans comme contraire au droit international et que la Cour de justice de l’Union européenne a rejeté l’expulsion des femmes afghanes.

La vice-présidente du Parlement européen a également évoqué la récente résolution adoptée par le Parlement sur l’Afghanistan, rappelant que les députés avaient condamné les violations généralisées des droits des femmes dans le pays et rejeté toute normalisation des relations avec les Talibans.

Elle a ajouté que le message du Parlement européen était clair et que l’institution se tenait aux côtés de l’opposition démocratique en exil.

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