
Les événements de Hérat et de Kaboul en juin 2026 ont été traités comme des faits sécuritaires. Ils sont aussi, et peut-être surtout, un épisode de santé publique. Ce dossier remonte la chaîne : ce qui s’est passé, ce que disent les données, pourquoi le choc se propage bien au-delà des victimes directes, et pourquoi le système censé absorber ce choc a été méthodiquement démonté.
1. Juin 2026 : chronologie d’un choc
Début juin. La direction locale du ministère de la Propagation de la vertu et de la Prévention du vice (PVPV) de Hérat diffuse une liste de règles vestimentaires durcies : burqa ou tchador avec masque facial, interdiction du maquillage, des cheveux visibles, du parfum. Des consignes du même ordre sont relayées lors de la prière du vendredi 5 juin, à Hérat comme à Kaboul.
6 et 7 juin. Des opérations conjointes du PVPV et de la police interpellent des femmes dans les rues de Hérat. La MANUA confirme au moins trente arrestations sur ces deux journées, avec des dizaines d’avertissements verbaux supplémentaires. Certaines sources afghanes avancent un chiffre nettement plus élevé. Les femmes sont relâchées le 8 juin. Une employée de MSF, affectée au service pédiatrique de l’hôpital régional de Hérat, est détenue deux jours et libérée après signature d’un engagement écrit à respecter le code vestimentaire.
7 juin, Kaboul. Un Land Cruiser blanc, sans plaque d’immatriculation et aux vitres teintées, fauche un groupe de jeunes femmes dans le sixième district de police, avant de heurter un cycliste. Trois blessées au moins. Selon des sources citées par Afghanistan International, le véhicule appartient à un responsable taliban, le conducteur étant présenté comme le fils du chef des douanes d’Islam Qala. Le porte-parole de la police de Kaboul ne s’exprime que quatre jours après les faits, puis annonce une arrestation le 15 juin, soit huit jours après l’incident et après la circulation massive de la vidéo sur les réseaux sociaux. L’identité du suspect n’a jamais été rendue publique, son visage a été flouté, et la nature de l’acte, accident ou attaque délibérée, n’a jamais été qualifiée.
9 juin, Jebrail (Hérat). Une manifestation se forme dans le quartier de Jebrail. Slogans : « éducation, travail, liberté », et « femme, vie, liberté ». Les forces talibanes bloquent les rues en amont, puis ouvrent le feu et frappent les manifestants. Bilan confirmé par les experts de l’ONU : au moins deux morts, dont un enfant, plus de vingt blessés. HRW documente l’usage d’armes à feu en direction de la foule et un nombre indéterminé de détentions.
12 juin. Nouveau rassemblement devant le bureau du gouverneur taliban. Déploiement préventif de plusieurs centaines d’hommes armés et de véhicules militaires. Tirs, dispersion. Selon des informations de presse relayées en Europe, les hôpitaux de Hérat et de Kaboul auraient reçu consigne de ne pas prendre en charge les manifestants blessés.
11 juin. Dix experts indépendants du Conseil des droits de l’homme condamnent publiquement l’usage excessif de la force et qualifient les arrestations pour motif vestimentaire de détentions potentiellement arbitraires et illégales. ONU Femmes publie une déclaration distincte le même jour.
Suites. La répression de Hérat déclenche des manifestations de solidarité dans une trentaine de villes en Europe, au Canada, aux États-Unis et en Australie. Le gouverneur taliban de Hérat, Noor Ahmad Islamjar, se rend à Kaboul à la tête d’une délégation. Le 10 juillet, de nouvelles arrestations de femmes pour motif vestimentaire reprennent à Hérat : deux véhicules du PVPV emmènent plusieurs femmes vers un lieu non communiqué. Le cycle recommence.
Point de méthode. Les bilans varient selon les sources : « au moins deux morts dont un enfant » pour la MANUA et les experts onusiens ; « deux adolescents tués » pour Afghanistan International ; « au moins deux morts » selon Hasht-e Subh. La MANUA a confirmé un décès par balle et enquêtait sur un second. Pour toute reprise, privilégier la formulation onusienne, la plus défendable.
2. Un terrain déjà saturé
Le point aveugle des couvertures de juin est que ces événements ne sont pas tombés sur une population neutre. Ils sont tombés sur l’une des populations les plus traumatisées au monde, et sur le segment le plus exposé de cette population.
Les données de prévalence. L’étude transversale la plus large disponible, conduite entre juin 2023 et février 2024 sur 2 698 participants dans trois régions clés au moyen de l’échelle DASS-21, mesure une prévalence de 72,05 % pour la dépression, 71,94 % pour l’anxiété et 66,49 % pour le stress. La régression multiple identifie six facteurs significativement associés à ces trois dimensions : le fait d’être une femme, la pauvreté, la résidence rurale, l’analphabétisme, le tabagisme, et l’exposition à un événement négatif dans le mois écoulé. Le fait d’être une femme n’est pas un facteur parmi d’autres : c’est le premier de la liste.
La trajectoire. Les consultations trimestrielles d’ONU Femmes auprès de femmes afghanes donnent une courbe, ce qui est plus parlant qu’un instantané. Sur quatre vagues d’enquête, entre 73 % et 91 % des répondantes déclaraient une dégradation de leur santé mentale. En avril 2024, près de sept femmes sur dix décrivaient leur anxiété, leur isolement et leur état dépressif comme mauvais ou très mauvais. Le rapport publié en août 2026 pour les cinq ans de la prise de Kaboul reprend le même ordre de grandeur : sept femmes sur dix qualifient désormais leur santé mentale de mauvaise ou très mauvaise. Autrement dit, le plancher est atteint et il ne bouge plus.
L’érosion de l’espace privé. Un indicateur passe souvent inaperçu et mérite d’être exploité : la part des femmes déclarant avoir au moins un « bon » niveau d’influence sur les décisions du foyer est passée de 90 % en janvier 2023 à 38 % en avril 2024. En parallèle, 42 % des répondantes signalaient une dégradation de leurs relations avec les hommes de leur famille, contre 22 % des hommes. La dépossession ne s’arrête pas à la porte du logement, elle la franchit.
Le confinement. Les données d’ONU Femmes d’août 2026 sont sans équivalent : plus de la moitié des femmes déclarent ne sortir de chez elles que deux fois par mois ou moins. Près des trois quarts déclarent ne pas se sentir en sécurité en sortant sans mahram. Plus de la moitié évitent purement et simplement les espaces publics, marchés et établissements de santé compris.
Précaution éditoriale. Les chiffres comparatifs souvent repris (Pakistan 29 à 34 %, Iran 15 à 25 %, Inde 10 à 20 %, moyenne mondiale autour de 7 %) proviennent d’instruments et de périodes hétérogènes et ne sont pas strictement comparables aux mesures DASS-21 afghanes. Utilisables comme ordre de grandeur, à ne pas présenter comme un classement.
3. Pourquoi le choc se propage
Trois mécanismes distincts, à ne pas confondre.
L’identification. Observer une violence subie par des personnes du même genre, du même âge, de la même condition, accroît le sentiment d’insécurité et de vulnérabilité chez les membres du groupe. Dans un pays où les femmes sont déjà assignées à un statut de cible, une vidéo de Jebrail n’est pas une information : c’est une projection.
La retraumatisation médiatique. La diffusion répétée des mêmes images violentes transmet les effets psychologiques de l’événement des victimes directes à des millions de personnes. C’est le mécanisme que les médias afghans et diasporiques, dont nous faisons partie, doivent regarder en face. Le paradoxe est réel : la documentation est indispensable à la qualification juridique des faits, et sa diffusion en boucle produit un dommage secondaire mesurable.
Le stigmate de la détention. C’est le mécanisme le plus spécifique et le plus sous-couvert. Georgette Gagnon, pour la MANUA, a souligné qu’en Afghanistan la détention d’une femme entraîne un stigmate considérable, qui peut l’exposer à de nouvelles violences et à l’isolement au sein même de sa famille et de sa communauté après sa libération. La peine ne s’arrête donc pas à la libération : elle se prolonge dans le foyer, sous une forme que rien n’enregistre. Les trente femmes de Hérat ont été relâchées le 8 juin. Leur situation deux mois plus tard n’est documentée nulle part.
À ces trois mécanismes s’ajoute le facteur d’ambiance : ONU Femmes décrit un système de surveillance et d’application en expansion, mobilisant des milliers d’agents dotés de larges pouvoirs de détention, qui produit un climat de peur ressenti de façon aiguë par les femmes et les filles. Ce n’est pas un effet secondaire de la répression, c’en est le produit recherché.
4. Un système de soins résiduel
Le personnel. Les chiffres circulant varient selon les sources et les millésimes, et il faut le dire clairement. L’Atlas de l’OMS retenait 0,23 psychiatre, 0,30 psychologue et 0,10 infirmier en santé mentale pour 100 000 habitants, avec un seul hôpital psychiatrique et quatre unités psychiatriques en hôpital général, et environ 320 lits sur l’ensemble du territoire, secteurs public et privé confondus. D’autres compilations avancent des ratios légèrement supérieurs. Dans tous les cas, l’ordre de grandeur est de moins d’un spécialiste pour 100 000 habitants, contre 50 à 100 dans les pays à revenu élevé.
Le recours aux soins. L’enquête nationale afghane sur la santé mentale, menée sur 4 445 personnes de quinze ans et plus dans seize provinces, mesure un taux de recours sur douze mois de 6,56 %, avec de fortes variations régionales, de 2,35 % à 12,65 %. C’est de là que vient le chiffre des « 6 % » repris un peu partout. Il ne désigne pas une couverture de service, mais un taux de recours effectif. La nuance compte : plus de neuf personnes sur dix ayant besoin d’un soutien psychologique n’en obtiennent aucun, et une partie du recours restant se fait hors du secteur de santé, auprès de religieux ou de guérisseurs.
L’effondrement de l’offre. 445 établissements de santé suspendus ou fermés au cours de l’année 2025 selon les données de l’OMS, dont 203 équipes mobiles de santé et de nutrition, souvent seul lien réel avec le soin pour les communautés isolées. HRW dénombre plus de 400 fermetures pour cause de manque de financement sur la même période. Le plan de réponse humanitaire de l’ONU n’était financé qu’à moins de 20 % en septembre 2025. Pour 2026, l’OMS estime à 14,4 millions le nombre d’Afghans nécessitant une assistance sanitaire, et l’OCHA à plus de 10,7 millions le nombre de femmes et de filles ayant besoin d’aide humanitaire.
La destruction du vivier féminin. L’interdiction faite aux femmes de suivre une formation médicale, décidée en décembre 2024 par Hibatullah Akhundzada et notifiée aux instituts par le ministère de la Santé publique, a fermé le dernier sas éducatif ouvert aux Afghanes après l’interdiction de l’université en décembre 2022. Conséquence directe : plus aucun renouvellement du personnel féminin de santé. L’UNICEF estime que le pays pourrait perdre jusqu’à 5 400 travailleuses de santé d’ici 2030 et jusqu’à 9 600 d’ici 2035 ; l’estimation combinée enseignantes et personnels de santé atteint plus de 25 000 d’ici 2030. Aujourd’hui, 18 % des médecins spécialistes et 29 % des infirmiers sont des femmes, dans un pays qui manque déjà de 115 000 professionnels de santé pour atteindre les cibles de l’OMS.
Le verrou de l’accès. Le rapport du rapporteur spécial Richard Bennett de février 2026, consacré au droit à la santé des femmes et des filles, documente des cas de refus ou de retard de soins d’urgence faute de tuteur masculin, dont un accouchement à l’extérieur d’un hôpital. Plusieurs provinces interdisent aux femmes d’être soignées par des professionnels masculins. La combinaison des deux interdictions produit une impasse mathématique : pas de soignantes formées, pas de soignants autorisés.
Le cas de l’addictologie. Le 16 mars 2026, le centre de désintoxication Omid, à la périphérie de Kaboul, l’un des plus grands du pays avec une capacité de l’ordre de 2 000 patients et une fonction de plateforme centrale de sevrage, a été frappé lors d’une frappe aérienne attribuée au Pakistan. Les Nations unies font état de plus de 140 morts. Amnesty demande une enquête pour crime de guerre possible. L’ONUDC estime entre trois et quatre millions le nombre de personnes concernées par un usage de substances en Afghanistan, dont moins d’une sur dix a accès à une prise en charge structurée. Cet angle est presque absent du traitement francophone et concerne directement les femmes, historiquement sous-représentées dans les rares structures existantes.
5. Les canaux de soutien, fermés un par un
Ce que le régime a démantelé n’est pas seulement le soin : ce sont tous les substituts que les femmes avaient construits.
Les ONG. Interdiction faite aux femmes de travailler pour les organisations non gouvernementales depuis décembre 2022. Effet mesuré dès les premiers mois : suspension d’équipes mobiles de santé et de nutrition, baisse d’environ 23 % des services de conseil suivie par l’UNICEF, suspension de 77 des 116 espaces sûrs pour femmes et filles soutenus dans dix-neuf provinces. Ces espaces sûrs étaient, en pratique, la principale offre de soutien psychosocial de proximité pour les femmes afghanes.
Les organisations dirigées par des femmes. Près des trois quarts d’entre elles ont subi des coupes de financement en 2025, et plus de la moitié anticipent une suspension d’activité ou une fermeture dans l’année. Elles constituent, selon ONU Femmes, l’une des dernières lignes de vie pour les Afghanes, et délivrent précisément les services de soutien psychosocial dont il est question.
L’accès des femmes à l’ONU. Les femmes afghanes employées par les Nations unies se sont vu interdire l’accès aux locaux de l’organisation ; ONU Femmes a marqué les six mois de cette interdiction en 2026.
Internet. À partir du 15 septembre 2025, coupure progressive de la fibre optique dans cinq provinces du nord (Kunduz, Badakhshan, Baghlan, Takhar, Balkh) au motif de prévenir « l’immoralité », puis extension et coupure totale, fibre et mobile, à l’échelle nationale le 30 septembre. Le rétablissement est intervenu début octobre. Pour les femmes, l’enjeu dépasse la scolarité en ligne : les réseaux d’entraide entre femmes, les consultations psychologiques à distance et les liens avec les mentors et thérapeutes de la diaspora passaient tous par là. Renforcer les réseaux de soutien entre femmes se heurte directement à cette réalité : le régime a identifié ces réseaux et sait comment les couper.
Le droit. Deux décrets de 2026 achèvent le dispositif. Le décret n° 12 abolit l’égalité juridique entre hommes et femmes, place l’époux en position d’autorité légale sur son épouse et ne criminalise la violence conjugale que lorsqu’elle produit des blessures physiques graves et visibles. Le décret n° 18 rend la sortie du mariage significativement plus difficile pour une femme tout en préservant le droit unilatéral de divorce des hommes, et autorise implicitement le mariage des enfants. Sur le plan de la santé mentale, l’effet est direct : la violence intrafamiliale devient sans recours, et le mariage devient une situation dont on ne sort pas.
6. La qualification juridique
Le 23 janvier 2025, le procureur de la CPI dépose des requêtes de mandats d’arrêt contre Hibatullah Akhundzada et Abdul Hakim Haqqani pour crime contre l’humanité de persécution pour motifs liés au genre. Le 8 juillet 2025, la Chambre préliminaire II délivre les mandats, retenant la persécution au titre de l’article 7-1-h du Statut de Rome, pour des motifs de genre contre les femmes et les filles, et pour des motifs politiques contre les personnes perçues comme leurs alliés, sur la période allant du 15 août 2021 au 20 janvier 2025 au moins.
Volker Türk a décrit un système de ségrégation qui rappelle l’apartheid, fondé sur le genre plutôt que sur la race. Richard Bennett parle d’un système institutionnalisé de discrimination, de ségrégation et d’exclusion. Les taliban lui ont interdit l’accès au territoire.
En août 2026, la CPI a dissocié l’enquête sur les taliban du dossier américain, dans un contexte de pressions ouvertes de Washington sur la Cour. À suivre : ce découplage protège la procédure afghane ou l’isole, selon la lecture.
Les chiffres de dépression, d’anxiété et de détresse ne sont pas seulement des indicateurs sanitaires. Ils documentent l’effet d’une politique.
7. Ce que les recommandations rencontrent
Les recommandations habituellement formulées en matière de santé mentale sont justes. Elles se heurtent chacune à un obstacle structurel qu’il faut nommer, faute de quoi la liste devient un vœu.
| Recommandation | Obstacle documenté |
| La famille comme espace sûr | Influence des femmes sur les décisions du foyer passée de 90 % à 38 % ; 42 % signalent une dégradation des relations avec les hommes de la famille ; le décret n° 12 place l’époux en autorité légale |
| Personnel de santé formé aux traumatismes | Interdiction de formation médicale pour les femmes depuis décembre 2024 ; 445 établissements fermés ou suspendus en 2025 |
| Médias responsables | Coupures d’internet, censure, exil de la quasi-totalité des rédactions indépendantes |
| Priorité institutionnelle et internationale | Plan humanitaire financé à moins de 20 % ; trois quarts des organisations dirigées par des femmes touchées par des coupes |
| Services communautaires | 77 des 116 espaces sûrs pour femmes suspendus ; interdiction du travail des femmes en ONG |
| Réseaux d’entraide entre femmes | Coupure nationale d’internet en septembre 2025, restrictions de déplacement, mahram obligatoire |
| Attention aux adolescentes | Interdiction scolaire au-delà de la sixième année depuis septembre 2021, sans dérogation |
| Traitement des causes profondes | Ce sont des décrets, pas des accidents |
Ce tableau n’invalide pas les recommandations : il indique que chacune d’elles est, en Afghanistan, un acte de résistance et non une mesure de santé publique.
8. Angles à suivre
Le devenir des trente femmes de Hérat. Relâchées le 8 juin, jamais recontactées publiquement. Le stigmate post-détention décrit par la MANUA est le sujet non couvert par excellence.
L’affaire du Land Cruiser. Identité du conducteur jamais divulguée, qualification jamais établie, aucune information sur l’état des blessées.
L’addictologie après la frappe sur le centre Omid. Angle quasi vierge en français, forte valeur documentaire.
Les consultations d’ONU Femmes. La série trimestrielle constitue le seul instrument de mesure longitudinal existant sur les Afghanes.
La procédure CPI après le découplage d’août 2026. Suivre les effets concrets sur le dossier afghan.
Les praticiennes en exil. Réseaux de soutien psychologique à distance animés depuis l’Iran, le Pakistan, l’Allemagne. Sujet sensible en termes de sécurité des sources, à traiter avec anonymisation stricte.
REPÈRES
Chiffres clés
72 % de prévalence de la dépression, 72 % d’anxiété, 66 % de stress dans la population afghane, le fait d’être une femme étant un facteur de risque significatif (DASS-21, 2 698 participants, 2023 à 2024)
7 femmes sur 10 décrivent leur santé mentale comme mauvaise ou très mauvaise (ONU Femmes, août 2026)
73 % à 91 % des répondantes signalent une dégradation de leur santé mentale sur quatre vagues d’enquête
6,56 % de taux de recours à un soutien en santé mentale sur douze mois (enquête nationale, 4 445 personnes, 16 provinces)
Moins de 1 spécialiste en santé mentale pour 100 000 habitants, contre 50 à 100 dans les pays à revenu élevé
320 lits psychiatriques pour l’ensemble du pays
445 établissements de santé suspendus ou fermés en 2025, dont 203 équipes mobiles
Plus de la moitié des femmes sortent de chez elles deux fois par mois ou moins, et près de 3 sur 4 ne se sentent pas en sécurité sans mahram
90 % à 38 % : effondrement de l’influence déclarée des femmes sur les décisions du foyer entre janvier 2023 et avril 2024
Plus de 100 décrets visant les femmes et les filles en cinq ans
10,7 millions de femmes et de filles nécessitant une aide humanitaire en 2026
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SOURCES
Human Rights Watch
Afghanistan: Taliban Use Excessive Force against Protesters
11 juin 2026
Haut-Commissariat aux droits de l’homme
Experts condemn arrests for dress code violations and excessive use of force in Herat
11 juin 2026
ONU Info
Grave concern after dozens of women arrested in Afghanistan for dress violations
11 juin 2026
ONU Femmes
Statement on recent arrests of women in Herat and reported use of force against civilians
11 juin 2026
Afghanistan International
Vehicle That Hit Girls In Kabul Belonged To Taliban Official, Say Sources
18 juin 2026
Afghanistan International
Taliban Resume Herat Crackdown, Detain More Women
10 juillet 2026
Khaama Press
Driver Arrested After Vehicle Attack Injures Three Girls in Kabul
15 juin 2026
ONU Femmes
Five years after the Taliban takeover: the normalization of the exclusion of women and girls
12 août 2026
Health Policy Watch
As Taliban Rule Enters Sixth Year, Healthcare for Afghan Women Is Being Dismantled
24 août 2026
Discover Mental Health (Neyazi et al.)
Health survey on anxiety, depression, and stress in Afghanistan
Septembre 2024
International Journal of Health Policy and Management (Kovess-Masfety et al.)
Access to Care for Mental Health Problems in Afghanistan: A National Challenge
2022
Journal of Child and Adolescent Trauma (Sediqi)
Examining the Consequences of School Bans on the Self-esteem of Afghan Adolescent Girls in Kabul
2026
Human Rights Watch
Afghanistan’s Taliban Ban Medical Training for Women
3 décembre 2024
Human Rights Watch
Rapport mondial 2026, chapitre Afghanistan
Janvier 2026
Human Rights Watch
Afghanistan: Internet Shutdowns Imperil Rights
1er octobre 2025
ONU Femmes
When the Taliban shut down the Internet, women lost their lifeline
Octobre 2025
Cour pénale internationale
Mandats d’arrêt contre Haibatullah Akhundzada et Abdul Hakim Haqqani
8 juillet 2025
ONU Info
La persécution des femmes au cœur d’un apartheid de genre
Février 2026
Rapporteur spécial Richard Bennett
Rapport sur le droit à la santé des femmes et des filles en Afghanistan
Février 2026
Amnesty International
Frappes aériennes sur le centre de désintoxication Omid à Kaboul
Juillet 2026
UNICEF
Cost of Inaction: Afghanistan
2026
OCHA
Afghanistan Humanitarian Update
Juin 2026